Bulletin de novembre 2016

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La Toussaint

C’est une Fête
Nous nous réjouissons de comprendre que notre Dieu veut faire partager son bonheur à tous les hommes de bonne volonté. Nous sommes heureux de contempler ce peuple de Dieu très divers, fait des hommes et des femmes d’hier, fait de gens célèbres, mais aussi d’obscurs inconnus et des membres de nos familles. Si nous rappelons le souvenir de ceux qui nous ont quittés, ce n’est pas pour raviver le souvenir douloureux de leur départ, c’est pour fêter l’achèvement bienheureux de leur parcours terrestre.

L’Eglise nous propose une liste de « saints »

On nous dit même que cette liste est à l’heure actuelle en pleine période de remise à jour … Pourquoi une telle liste ? Elle n’a qu’un but, nous proposer des gens qui par leur vie peuvent nous aider à comprendre comment vivre l’Evangile. Elle n’est en aucun cas la liste complète des gens qui sont auprès de Dieu.

Les saints proclamés par l’Eglise sont avant tout pour nous des modèles, à condition d’adapter leur enseignement à la situation concrète qui est la nôtre. Leur vie porte la marque de leur époque, et rien n’est transposable sans adaptation. Et on comprend bien que tel ou tel qui a pu marquer son époque ne soit plus du tout parlant aujourd’hui. Et on comprend aussi que par souci de trouver des exemples, certains aient pu naître de légendes édifiantes.

Alors, faut-il les prier ?

Sûrement, mais pas comme s’ils étaient eux-mêmes Dieu. Dans l’histoire, les saints ont toujours été des intermédiaires entre les hommes et Dieu. On insistait sur leur proximité, sur l’aide qu’ils pouvaient nous apporter, et l’on avait raison. Le Père de Montfort aimait à dire : « A Jésus par Marie ». Si nous leur demandons de nous conduire vers Dieu, notre prière ne peut qu’être exaucée. Mais il faut bien avouer que cette dévotion a parfois dévié. Certains saints sont devenus des spécialistes pour les causes désespérées, pour retrouver les objets perdus, pour guérir telle ou telle maladie particulière… On visitait volontiers leurs statues sans se soucier de la Présence Eucharistique du Christ … Il s’agit là, à coup sûr, d’une exagération de la piété populaire.

Qui peut être plus proche de nous que ce Dieu Père qui a envoyé son Fils pour être le « seul Grand Prêtre », le seul intermédiaire entre Lui et nous ? Qui peut être plus intime pour nous que celui qui nous fait vivre de sa propre vie ? Et surtout qui peut agir en nous sinon Dieu seul ? Les prier pour qu’ils nous accompagnent dans notre marche vers Dieu, voilà la seule prière authentiquement chrétienne.

Et la communion des Saints ?

C’est elle qui nous remet au coeur du mystère. Car tous ceux qui nous ont précédés, canonisés ou non, morts dans la paix du Christ, ou morts dont Dieu seul connait la foi, sont présents à nos côtés, ils cheminent avec nous. Ceux qui nous ont quittés n’ont pas disparu à tout jamais. Leur présence est devenue différente, mais elle reste réelle, probablement plus forte que leur présence terrestre.

De façon imperceptible, c’est leur présence qui nous rend plus forts, qui nous fait réaliser des choses dont nous ne nous pensions pas capables. Leur force est une force d’entraînement. Ils sont pour nous une aide véritable, mais ils n’agissent pas à notre place, et encore moins à la place de Dieu.

Cette communion des saints ne se limite pas aux défunts.

Le catéchisme pour adultes nous dit : « L’Eglise est communion des saints dans la mesure où ses membres sont sanctifiés, c’est-à-dire rendus saints au baptême par le don de l’Esprit et par leur incorporation alors réalisée au Corps du Christ ; dans la mesure aussi où elle vit de ces réalités saintes que constituent tous les sacrements, et en particulier l’Eucharistie. En effet, la communion des saints est d’abord cette communion actuelle réalisée par l’Esprit Saint entre tous les disciples du Christ vivant aujourd’hui et rassemblés dans l’Eglise. Ce sont eux qui, selon l’usage du Nouveau Testament, sont appelés « saints ».

La Fête de la Toussaint rassemble donc dans une même action de grâce tous ceux, connus ou inconnus, vivants ou défunts, qui constituent la « cité sainte, la Jérusalem nouvelle ». C’est notre Fête à tous !

Abbé Jean BUTON – Chantonnay

2 Novembre : « jour des morts » Quel sens donner à ce jour !

Je pense qu’il n’est pas possible de vivre sans racine, ceux qui sont morts et qu’on a aimés sont nos racines.

On pourrait dire qu’aller fleurir la tombe une fois par an est un minimum pour arroser ces racines.

Toutefois, il n’y a pas que la tradition qui me fait aller dans ce cimetière. Quand le coeur est trop lourd, quand la vie se fait plus dure, quand j’ai envie de me souvenir de son amour, j’aime aller me mettre plus près d’elle pour méditer et me réchauffer. Je reste là, en silence ; il y a comme de la tendresse dans cette visite même si je me trouve devant du granit et de l’absence.

C’est essentiel, il reste son nom, c’est là qu’elle demeure. C’est beaucoup et c’est si peu. Dans ces moments-là, comme j’aimerais que ce soit vrai … comme j’aimerais qu’elle me voie, me guide, me murmure à l’oreille dans quelle direction je dois aller.

L’essentiel est que je crois que ça l’est, que mon intention soit si forte que je fais exister ce qui, peut-être, n’existe pas. Mais nul ne détient la vérité et si notre culture nous a pétris des évangiles, c’est aussi parce que, sans cela, notre vie serait plus difficile. On dit que la foi soulève les montagnes, je le crois ; mais, pour moi, c’est seulement le fait de croire … Ensuite, que ce soit vrai ou non n’a pas d’importance, ce qui compte c’est : vouloir croire et se rappeler que les paroles de Jésus sont surtout du bon sens pour que nous puissions, tous, vivre ensemble.

Ça parait cliché tant ces mots ont été écrits, dits, et pourtant, c’est à cela que me renvoie le jour des morts : que reste-il de nous quand nous sommes couchés là ? Pour moi, un cimetière est un lieu de paix, propice au recueillement, au souvenir.

En parcourant les allées, à la lecture des noms, des dates, j’imagine tous les combats qu’ont dû livrer, ceux qui ont fini là. Je pense à leurs peines et à leurs joies. C’est ici au cimetière que je comprends combien l’essentiel tient en peu de choses. Il me revient alors en mémoire certaines paroles et la conviction qu’on se trompe souvent d’objectif.

Il y a beaucoup de douceur dans ce lieu. C’est comme une arrivée quel qu’ait été le point de départ.

UN ÉPOUX

Toussaint : Aux enfants … aux parents

Les mots sont donnés en désordre :

[bleu marine]Dieu, éparpillé, soleil, joie, transformer, accueilli, ouvert, bonheur, Toussaint, image, peu à peu, défunts. [/bleu marine]

Un saint, c’est une personne qui a .................... l’Amour infini de .................. et qui l’a ..................... ensuite autour de lui.

Les saints ne sont pas nés saints ! Ils le sont devenus ................... en se laissant ..........................

Un peu comme une fleur, ils ont germé, ont grandi, se sont épanouis, ont fructifié sous le .................. de Dieu.

Le chemin vers la sainteté est un chemin ................ à tous ! Nous pouvons prendre exemple sur un saint que nous aimons et essayer de devenir .................... de Dieu.

La ......................., c’est la fête de tous les saints. Il ne faut pas confondre cette fête avec la fête des ....................... qui a lieu le lendemain.

La Toussaint est une fête emplie de ................ et d’espérance, une fête qui veut nous entraîner vers un grand .......................!

Toussaint : Ils sont nombreux les bienheureux

Auteur : Robert Lebel, prêtre et compositeur

Ils sont nombreux les bienheureux Qui n’ont jamais fait parler d’eux
et qui n’ont pas laissé d’image Tous ceux qui ont depuis des âges
aimé sans cesse et de leur mieux Autant leurs frères que leur Dieu ! […]
 
Ils sont nombreux, ces gens de rien Ces bienheureux du quotidien
qui n’entreront pas dans l’histoire Ceux qui ont travaillé sans gloire
Et qui se sont usé les mains à pétrir, à gagner le pain.
 
Ils ont leurs noms sur tant de pierres et quelquefois dans nos prières
Mais ils sont dans le cœur de Dieu ! Et quand l’un d’eux quitte la terre
pour gagner la maison du Père Une étoile naît dans les cieux.

VEILLÉE CONCERT POP / ROCK / FOLK

[bleu marine]« La joie de Noël »
Dimanche 18 décembre à 17h30
Salle des Nymphéas à Mouchamps
proposée par les paroisses du Doyenné[/bleu marine]