Bulletin d’avril 2017

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Derrière cette question d’un petit garçon à son papa, nous comprenons, bien sûr, que l’enfant veut savoir si, quand on est mort, c’est pour toujours. A première vue la question du petit garçon énonce une contradiction : on ne peut pas en même temps être mort et être en vie. Pourtant, cette question on peut dire qu’elle est dans le cœur et l’esprit des hommes depuis toujours. La vie, c’est être en relation avec les autres. Or, c’est cela que la mort nous enlève. Elle crée le vide. Pour essayer de combler ce vide, les hommes ont imaginé d’autres mondes, dans lesquels les morts s’en iraient après un long voyage. Ils ont inventé des théories, comme celle de la réincarnation. Les Juifs, eux, ont eu l’idée qu’après la mort il y aurait une résurrection.

Mais celle-ci était comprise comme une sorte de retour en arrière, une nouvelle vie dans un monde plus beau, sans lourdeur et sans mal. Tout cela restait des hypothèses qui permettaient d’exorciser un peu la peur de la mort et de son anéantissement.

Mais personne n’aurait osé imaginer ce qui s’est passé, au petit matin d’un jour ordinaire, dans un jardin, aux portes de Jérusalem.

On avait déposé dans un tombeau le cadavre d’un homme mort sur une croix. Et voilà que la nouvelle éclate : le tombeau est vide, le mort est vivant, mais au-delà de notre espace et de notre temps, au-delà de notre expérience actuelle de la vie, de l’amour et de l’amitié. Cet homme est entré dans un monde nouveau, certes, dont nous n’avons pas encore l’expérience, mais un monde plus réel que le nôtre.

Tout d’un coup, la mort n’est plus un long voyage, ni un retour en arrière. Elle est juste un passage, une porte à franchir. Au-delà de cette porte, il y a désormais une lumière et une vie que nous ne pouvons pas imaginer maintenant, sinon en nous référant à ce que nous pouvons déjà vivre de plus précieux et de plus vital : l’amour et l’amitié. Car notre vie de maintenant est liée à notre vie éternelle.

Jésus a été le premier à demander à son Père : « Dis, papa, quand on est mort, c’est pour la vie ? » Et son Père lui a répondu : « Oui, mon Fils, tu es mort, mais c’est pour entrer dans ma vie, dans mon amour qui est éternel. Je fais de toi le Premier-Né d’entre les morts. » Oui, le petit garçon avait raison. Il faut simplement enlever le point d’interrogation à sa question, qui devient une affirmation : « Quand on est mort, c’est pour la vie ! ».


Il y a encore peu de temps, la vie religieuse était bien présente dans notre doyenné. Le premier départ a été celui des Sœurs de St Vincent qui résidaient à Chantonnay … Et puis les sœurs de St Gildas sont parties de Mouchamps ; depuis peu ce fut les Sœurs de Mormaison à Chantonnay et encore à Chantonnay les Frères de St Gabriel.

Toutes ces communau-tés religieuses ayant vécu de longues années dans leur lieu d’implantation nous ont profondément marqués.
Aujourd’hui sur notre doyenné il ne reste plus qu’une communauté reli-gieuse implantée à St Martin-des-Noyers. Trois religieuses de Mormaison qui vivent dans la maison du Fondateur de leur Congrégation :

l’abbé Pierre Monnereau Qui est le Père Monnereau ? Pourquoi fonder une Congrégation ?

Un peu d’histoire.

Pierre Monnereau est né le 29 juillet 1787, à St Martin-des-Noyers.
Son père, René Monnereau, exerce le métier de maréchal-ferrant. Sa mère, Marguerite Grolleau, est fille de meunier. C’est un foyer chrétien, courageux et ouvert.

Il n’a que 2 ans quand éclate la Révolution.
Il a 7 ans quand les Colonnes infernales de Turreau, qui pillent et massacrent, passent à St Martin. A ces moments d’épouvante, les gens terrorisés se cachent dans la forêt du Détroit, toute proche. A la maison Monnereau, on accueille et on cache souvent un prêtre clandestin. Pierre l’accompagne à partir de 10 ans lorsqu’il va célébrer dans les bois. C’est aussi dans ce foyer que deux religieuses ont trouvé refuge, et c’est avec elles que Pierre apprend à lire et à écrire. Il grandit au contact
de ces témoins qui risquent leur vie pour Dieu, pour l’Eglise, pour la liberté religieuse d’un peuple. Son désir d’être prêtre se manifeste par son entrée au Séminaire de Chavagnes-en-Paillers. en 1807.

Il est ordonné en 1811, et devient curé des Brouzils en 1814. Le Jeudi Saint, 19 mars 1818, en l’Eglise des Brouzils, les trois premières Sœurs font en privé, les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, au cours de la messe paroissiale célébrée par le Père Monnereau, curé de la paroisse.

C’est cet événement fondateur de notre Congrégation que nous voulons célébrer tout au long de l’année jubilaire.

1818-2018 : Bicentenaire de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs

Passionné d’un Dieu qui veut le bonheur de toute personne, Le P. Monnereau se fait éveilleur de vocations diverses pour répondre aux immenses besoins humains et
spirituels de la population. Il structure la charité, confie la catéchèse aux parents, visite les malades. Il fonde la congrégation avec Mme Angélique Massé, l’institutrice du village, qu’il choisit pour ses qualités spirituelles. Il communique à des jeunes filles sa foi vive, son amour du Cœur de Jésus, son goût de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Il les associe à ses préoccupations de pasteur et d’éducateur.
En réponse à « l’amour de Dieu qui nous a aimés le premier », et saisies par le Christ, elles se livrent à Lui. L’offrande de soi renouvelée chaque matin, s’enracine dans le don total de Jésus au Jeudi Saint.

Consacrés au Cœur de Jésus, doux et humble, elles ont pour modèle Marie qui accueille le dessein de Dieu. A l’image des apôtres en mission dans le monde, elles sont envoyées pour témoigner et évangéliser par toute leur vie : dans l’éducation, la santé ou la pastorale, enracinées dans la vie de prière et la fraternité en communauté. Dans tous les pays, c’est le même souci de révéler à chacun ce Dieu de tendresse et d’amour.

Cette année particulièrement, nous voulons rendre grâce pour l’appel reçu et la mission réalisée pendant ces 200 ans d’existence de la Congrégation, en différents diocèses et différents pays du monde, avec des associés et des collaborateurs.
L’Esprit souffle où Il veut : pour répondre aux nouveaux besoins des populations, il a suscité bien des adaptations et des formes nouvelles de service des frères et sœurs ; des Congrégations nous ont rejointes et nous ont enrichies de leur parcours et de leur spiritualité.

Dans la dynamique du Concile Vatican II, les sœurs souhaitent partager leur charisme ;

Actuellement 250 laïcs associés partagent notre charisme… Aimons, Dieu le premier nous a aimés !

Donnons la parole à une associée

Etre associée, c’est s’éclairer, cheminer, collaborer à la lumière du Christ, dans la spiritualité du Père Monnereau, fondateur des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie.

Etre associée m’aide à vivre mieux mon Baptême dans le quotidien, dans les événements : joies, peines, épreuves.

C’est une ouverture sur le monde, sur l’écoute des autres ; c’est vouloir aimer à la manière du Christ, dans la simplicité.

Notre prière avec les Sœurs renforce notre communion et nous dynamise dans notre mission.

Toute personne qui le désire, sans distinction d’âge et de rang social, peut être accueillie au sein de la Communauté des Sœurs et accompagnée pour vivre, approfondir la Parole de Dieu et servir ses frères et sœurs dans la mission de l’Église, selon son état de vie et son charisme particulier ; ce qui fait le tissage de la Communauté Sœurs et Associés.

Sur le doyenné, un groupe d’associés vit cette expérience ; il est possible de s’orienter vers cette voie qui nous est offerte en s’adressant aux associés eux-mêmes ou à la Communauté des Religieuses de St Martin-des-Noyers.
N’ayez pas peur : les petites rivières font de grands fleuves d’Amour depuis toujours.

Plusieurs rencontres sur le thème « Dans un monde qui change, repenser la politique ! » animées par L’Abbé Jean Marie Bounolleau se sont déroulées dans notre doyenné et dans d’autres.

Un participant a bien voulu nous partager quelques lignes sur une de ces rencontres. Plus de quarante personnes ont répondu présentes. Il faut dire que le sujet était crucial et d’actualité.

« L’Abbé Jean-Marie, nous a tout d’abord éclairés sur le texte de la conférence des Evêques écrit en perspective des échéances électorales à venir et support de la rencontre. D’aucuns diront que les hommes d’Église, évêques de surcroît, n’ont pas à interférer dans le débat public. Un peu d’étymologie rend pourtant légitime leur prise de parole et par la même celle de notre communauté paroissiale. Politique vient du grec « polis » qui signifie communauté de citoyens libres. Une paroisse n’est-elle pas constituée de citoyens et citoyennes libres qui croient en la parole du Christ ?

A partir d’extraits du texte des évêques, nous avons échangé par petits groupes sur des sujets inhérents à notre citoyenneté : « différences culturelles et intégration », « ambivalences et paradoxes dans notre société », « la recherche de sens », « pour une juste compréhension de la laïcité ». Le débat est constitutif de notre exercice de la citoyenneté et il fut vif et enthousiasmant, révélant qu’être chrétien et être citoyen vont de pair aujourd’hui. Sachons, en tant que chrétiens, nous emparer de ces questions essentielles et y apporter notre sensibilité de croyant, notre compréhension du monde. »

Frédéric GABORIEAU
croyant engagé dans la vie locale
en tant qu’adjoint au maire
de Saint-Aubin des Ormeaux.

Le dimanche 19 février aux Essarts et le 26 à Chantonnay et Mouchamps a eu lieu La Fête de l’Alliance. Tous celles et ceux qui vont se marier en 2017 étaient conviés à un temps de réflexion et de célébration avec les communautés paroissiales.
Ce même jour, tous les couples présents étaient invités à redire leur OUI, prononcé il y a 1, 5, 10, 27, 50 ans. Nathalie et Philippe, qui fêtent leurs 10 ans de mariage, ont accepté de dire quelques mots…

Notre amour à nous, Philippe et Nathalie, nous a donné envie de nous engager l’un envers l’autre, de fonder une famille. Quand nous, avons décidé de vivre ensemble, nous avons souhaité nous marier devant les hommes par le mariage civil et devant Dieu par le mariage religieux. La préparation et la célébration de notre mariage religieux nous semblaient une étape importante dans notre vie, dans la construction d’une famille chrétienne. Le choix de nos témoins a été important pour
nous dans le partage, le témoignage de l’amitié, de la liberté et de la fidélité avec nos proches et amis.

Nous avons accueilli nos enfants que nous conduisons à leur tour sur le chemin du Christ en famille, mais aussi par l’Eveil à la foi, la catéchèse, les célébrations…
Dans notre époque où les contrats semblent avoir peu de valeur, qu’ils semblent être vite oubliés, brisés …, cette alliance sous le regard de Dieu nous donne la force d’avancer dans les moments difficiles et nous donne envie de le remercier dans les moments de bonheur. Merci Dieu.

NATHALIE et PHILIPPE