Bulletin d’août 2017

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Nous savons tous que dans les différentes communes de notre doyenné, peut-être plus sur la paroisse Saint Etienne-de-Grammont, il y a la présence de nos frères protestants, et nous allons parfois un peu vite dans nos jugements quand nous affirmons que ces derniers ne prient pas Marie …

Mais certains protestants vont aussi un peu vite quand ils jugent les catholiques comme des mariolâtres.

Mariolâtre signifie rendre un culte à Marie au sens d’agir envers elle comme si elle était Dieu.

Vénérer et prier Marie n’éloigne en rien notre foi en Dieu le Père et en son Fils Jésus. Tout est dans la distinction entre adorer et vénérer. On adore Dieu … on n’adore pas Marie, on la vénère et on la prie. La simple lecture des Evangiles montre qu’elle tient, auprès de son Fils, une place privilégiée. Comment n’aurions-nous pas, vis-à-vis d’elle, l’affection et le respect que son Fils Jésus a pour elle ? Comment ne la prendrions-nous pas chez nous, comme Jésus invite Jean son disciple bien-aimé à le faire ? Nous l’aimons parce qu’elle nous a donné Jésus, nous l’aimons plus encore parce qu’elle est le modèle des disciples. Nous célébrons cette année le 500ème anniversaire de la Réforme … c’est sans doute l’occasion de partager comment les uns et les autres nous voyons, comment nous prions Marie et que chacun entende cette question :

« Quelle est la place de Marie dans ta foi ? »

Abbé Jean BUTON – Chantonnay

Marie vue par … … une catholique


Enfant j’ai été véritablement plongée, à mon insu, dans un « bain marial ».
Marie tenait une grande place dans la vie de ma grand-mère chez qui nous allions passer les vacances : médailles, oratoires, images pieuses dans les missels, chants et prières à « celle qui veillait sur nous », sans oublier les innombrables chapelets égrenés … Du coup « la dame » de mon enfance n’est longtemps restée qu’une belle « icône » inaccessible. Une femme trop belle, trop parfaite, intouchable et lointaine. Loin du cœur.

Ce sont les mots de l’Evangile qui, bien plus tard, ont brisé la statue … qui est tombée de son piédestal ! La Parole vivante m’a fait découvrir que Marie est unique, certes, mais qu’elle est une parmi d’autres. Entre deux lignes d’Evangile, faire la connaissance d’une femme de chair, d’une femme qui ose, d’une femme qui sait parler et se taire. Derrière les mots, la voir nous rejoindre, en marche sur cette terre. Marie, femme de parole, qui accueille la joie. Marie, mère de sang, qui traverse le tragique de son existence.

Cette femme-là, cette mère-là m’enseigne à tracer ma voie à la suite du Christ. Bien sûr, les images figées de l’enfance ressurgissent parfois. Je cours alors bien vite rechercher à Bethléem, à Cana, à Nazareth ou à Jérusalem le mouvement, la respiration, la fraîcheur, l’inattendu de ma compagne de route. Et je retrouve à chaque fois cette humanité qu’elle partage avec tous. Marie me remet aujourd’hui les pieds sur terre !

Béatrice SOLTNER

…une luthérienne

Que représente Marie pour moi ? Un personnage biblique, une femme de foi avant tout et un témoin privilégié du Christ. Témoin pour moi et pour d’autres de l’irruption de la Grâce dans ce monde, elle m’apprend à dire « oui » à cette grâce déroutante. Sa foi est exemplaire pour chacun d’entre nous : une foi qui espère, une foi qui accueille, une foi qui exulte et exalte Dieu, une foi qui renonce aussi, une foi qui persévère jusque dans le silence du samedi saint. Marie est à la fois cette croyante exemplaire et une mère qui, confrontée à l’inacceptable - la mort de son Fils - ne cessera jamais de croire à la promesse et d’offrir au monde sa maternité.
Il ne faut pas oublier qu’avant d’être femme et mère, elle est aussi fille. Fille d’Israël, fille de l’élection et héritière d’une promesse faite à ses pères. Ainsi sa maternité n’est pas née seulement du désir irrésistible d’être mère.

Sa maternité est née d’une fidélité et d’un amour qui dépassent sa personne, d’une fidélité et d’un amour pour l’humanité tout entière, de cet amour qui prend le risque un jour de féconder le monde pour le créer à nouveau.

Ce qui me frappe chez Marie, c’est qu’en dehors du Magnificat, ce sublime chant de louange, elle ne dit rien ou presque rien dans les Evangiles. Luc nous dit que dans la nuit de Noël elle s’est contentée de repasser « toutes ces choses dans son cœur », et j’ai envie d’ajouter « dans son corps ». D’une certaine manière, la maternité de Marie depuis l’Annonciation jusqu’au matin de Pâques est en soi un Evangile, une Bonne Nouvelle :

l’Evangile silencieux de l’amour et de la grâce offerts par Dieu au monde. Pour autant, Marie n’occupe pas une grande place dans ma piété personnelle, pas plus que Pierre, Paul, Martin Luther.

Mais elle fait partie de cette nuée de témoins qui me font entrer dans l’Evangile et me conduisent au Christ afin que je plie les genoux devant lui et devant lui seul.

Caroline BAUBEROT - pasteur

…une réformée

« Que représente Marie dans votre foi ? » La question posée à brûle-pourpoint m’a d’abord plongée dans la perplexité et j’ai eu envie de répondre sans réfléchir « rien ». Mais ce n’est pas vrai.

Certes, un vieux et tenace reste d’anti-catholicisme me fait réagir vivement contre les exagérations

d’une certaine mariologie, que je comprends mal et que je suis tentée dans mon for intérieur d’appeler « mariolâtrie ». De même, d’ailleurs, m’agacent les mouvements modernes de théologie féministes. Et je garde encore le souvenir pénible de l’impression que m’a causé en 1950 la promulgation du dogme de l’Assomption. Il me semblait à la fois une infidélité à l’Evangile et un recul dans la recherche œcuménique qui s’amorçait déjà. J’avouerais volontiers que, plus je m’interroge, plus je m’aperçois de ce que Marie apporte à ma foi ou plus exactement, pour employer un mot désuet, à ma piété.

Elle m’introduit sans mièvrerie dans un univers humain quotidien, sensible, qui corrige ce qu’il peut y avoir de trop abstrait, de trop sec, dans mon attitude et mes convictions de vieille « parpaillote ».

Ce qui m’impressionne dans Marie, et me touche, c’est sa foi humble et totale et tout ce qu’il y a de déchirant dans sa vie. C’est, dans ce monde dur où les hommes s’affrontent pour une conquête dérisoire du pouvoir ou bien se débattent dans la souffrance et le doute, son acceptation tranquille et forte de la volonté de Dieu. Depuis l’annonce faite par l’ange jusqu’à sa présence au pied de la croix, la terrible prédiction de Siméon a dû la hanter toute sa vie : « Une épée te transpercera le cœur ».

Olga de SAINT-AFRIQUE

Jean-Michel Rautureau : « Les enfants sont la joie de nos familles ! »


En février dernier, J.-M. Rautureau a pris la présidence du comité diocésain de l’ACE (Action Catholique des Enfants). Pour cet habitant des Herbiers qui dit « devoir beaucoup aux mouvements d’action catholique », cette mission vise à susciter la joie chez les enfants de « faire un bout de chemin » avec Jésus. Le premier temps fort de sa présidence aura lieu fin septembre : une grande fête pour les 80 ans du mouvement. - Originaire de Mouchamps où il a grandi dans une famille pratiquante, Jean-Michel est marqué, enfant par la vie associative. A 17 ans, avec deux amis, il mène à bien la création de 3 groupes ACE regroupant 30 enfants.

125 enfants, enca-drés par une trentaine de bénévoles, font partie des 23 clubs vendéens de l’ACE.

Venus d’horizons divers, ils se réunissent en équipes à intervalle régulier, le plus souvent tous les quinze jours, parfois tous les mois, selon l’organisation mise en place sur leur secteur. Au programme de leurs rencontres : des jeux, du bricolage... et surtout l’apprentissage du respect dans le Christ des uns pour les autres, dans leurs ressemblances comme leurs différences. « L’ACE ne réclame aucune obligation de performance. Les enfants sont attendus tels qu’ils sont, pour vivre ensemble des moments fraternels », souligne Jean-Michel.

Semer pour les enfants

Et voici que le père Jean Bernard, aumônier diocésain de l’ACE, vient le trouver en 2016 pour lui proposer la responsabilité du mouvement pour la Vendée. « C’était une surprise. J’ai pris un temps de discernement, notamment auprès de mon équipe ACO. Finalement, ce sont les mots de Mgr Garnier (évêque de Luçon de 1991 à 2000) qui l’ont emporté : "Si tu n’as pas une bonne raison de dire non, alors va !". »
Jean-Michel se réjouit de prendre en marche un train lancé par une équipe dynamique et motivée, de vivre des rencontres, et de poursuivre l’action menée par tant de prêtres, religieuses ou bénévoles avant lui. « Je veux être attentif au respect du projet de l’ACE : favoriser l’épanouissement humain et spirituel des enfants, les aider à prendre des responsabilités et à vivre ensemble. Les enfants sont fragiles, et cela rejoint nos fragilités d’adultes. Ils ont besoin de notre confiance. Le royaume des cieux, dit le Christ, est à ceux qui leur ressemblent. »

Avec son équipe, il prépare les 80 ans d’existence du mouvement qui, en Vendée, donneront lieu à une fête aux Herbiers le 30 septembre, « Happy ACE ». « Cette journée sera placée sous le signe de la joie : bonne humeur, jeux, pique-nique... Joie aussi du partage de la Bonne Nouvelle, bien sûr, avec une messe. Les enfants seront au centre de la fête, nous en espérons une centaine ! ».

Propos recueillis par Christophe Butruille

Informations diocésaines

7ème CENTENAIRE et solennité de l’Assomption - Cathédrale de Luçon : du samedi 12 août au mardi 15 août. Programme :
► Samedi (21h) : Illumination de la Cathédrale et du cloître ; concert spirituel par l’ensemble Vox Cantoris « Les riches heures de la Vierge Marie » ; déambulation libre dans la cathédrale.
► Dimanche (16h) : messe ; (21h) : Illumination de la Cathédrale et du cloître ; concert spirituel par les chœurs diocésains « Les heures étoilées des saints de Vendée » ; déambulation libre dans la Cathédrale.
► Lundi (16h) : conférence du Cardinal Sarah dans la Cathédrale ; (17h) : premières vêpres dans la cathédrale ; (20h30) : Procession mariale du Carmel de Luçon à la Cathédrale.
► Mardi 15 ; (17h) : vêpres de l’Assomption.
Billetteries pour les concerts : Evêché (02.51.28.53.00 /
jubile2017lucon@gmail.com) ou Librairie Siloë (02.51.37.38.81).

CHAPELET MEDITE pour la fête de l’assomption : lundi 14 août
à 16h. dans l’église de Mouchamps.
Ce temps de prière est ouvert à tous.

CELEBRATIONS DE l’ASSOMPTION dans le doyenné
Paroisse Ste-Croix : Mardi 15 août à 11h00 aux Essarts
(devant la reproduction de la Grotte de Lourdes ou église en cas de pluie)
Paroisse St-Etienne-de-Grammont : Mardi 15 août à 11h00 à Mouchamps
Paroisse St-Pierre-des-Deux-Lays : Mardi 15 août à :
9h30 à Sigournais et 11h00 à Chantonnay

PELERINAGE LOURDES CANCER ESPERANCE
du mardi 19 au samedi 23 septembre
Contact pour les renseignements, réservation et inscriptions :
Mme Marie-Jeanne Dugas -  02.51.69.54.14 / dugas.yvon@neuf.fr

PELERINAGE DU ROSAIRE à LOURDES
« Le Seigneur fit pour moi des merveilles ! » :
du mardi 3 au dimanche 8 octobre
Prédicateur : Frère Nicolas Tixier
Contact pour les renseignements, réservation et inscriptions :
Couvent des Dominicains -  05.49.60.52.57 /
mail : secretariat.ptv.rosaire@gmail.com

Paroisse St Pierre des deux Lays