Bulletin de mai 2018

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1er mai… Fête du Travail ?

La Fête du Travail est en fait née en Australie le 21 avril 1856 lorsque les travailleurs se mirent en grève, une journée, pour réclamer la journée de 8 heures de travail. Fort de son succès, cette journée, elle, perdura. Par la suite, en 1884, les syndicats américains décidèrent eux aussi de demander la réduction du temps de travail afin d’obtenir une journée de 8 heures. Leur action débuta le 1er mai car il s’agissait du jour où les entreprises commençaient leur année comptable et où prenaient fin les contrats obligeant les ouvriers à retrouver du travail. Et cette date du 1er mai est restée.

En France, ce n’est qu’en 1947, sous le régime de la Libération que le 1er mai devient un jour férié, c’est-à-dire un jour non travaillé et payé.

Le 3 avril 2018, on pouvait lire ces quelques lignes dans le journal « Le Monde » : « Entre deux averses, Marie, 78 ans, s’est rendue à l’église, malgré sa sciatique qui la fait plus souffrir les jours d’humidité. Elle « y tenait », à déposer un cierge pour ses voisins, dont le père travaille depuis dix-huit ans à l’abattoir Doux de Chantonnay (Vendée). « Des gens bien, simples, honnêtes », résume l’agricultrice à la retraite, qui espérait encore « un miracle de la semaine pascale » pour sauver les 291 emplois du site, dont 122 intérimaires. En vain. »

Oui, malgré la bonne santé de l’économie locale et du secteur, des entreprises ferment, des salariés perdent leur emploi. Une situation difficile à vivre pour certains. Le 1er mai sera bien la fête du Travail, mais dans la tête et le cœur de plusieurs, l’angoisse de demain, la peur, l’horizon qui s’appelle chômage, le 1er mai aura peut-être un goût amer.

Il est important pour nous d’être attentifs à ce que vivent des hommes, des femmes en difficulté. Oui, en tant que chrétiens, nous sommes invités à être attentifs aux situations qui égratignent la dignité de nos voisins, nos amis, les membres de nos familles, en souhaitant à toutes et à tous un travail qui fait vivre au quotidien.

Quelle place pour le travail ?

J’occupe depuis sept ans une place de responsable d’entreprise sur la commune de Chantonnay. La foi n’occupe pas la première place dans mes fonctions professionnelles d’aujourd’hui, mais je me rends compte que cette culture chrétienne catholique m’a forgé en tant qu’Homme. J’ai été impliqué dans ma jeunesse dans de nombreuses activités d’Eglise, notamment dans le scoutisme. Les valeurs telles que le respect de l’individu, la solidarité, le sens des responsabilités, la transmission, la joie et le sens du bien commun guident aujourd’hui mon activité.

Dans le cadre de mes responsabilités, je veille à ce que la communication et le respect de l’autre s’exercent, quelles que soient les décisions à prendre. Je suis attentif à mes collaborateurs, mais garde aussi en tête cette vision du bien commun qui est importante pour moi et pour l’entreprise.

Cet ancrage dans la culture chrétienne, par l’expérience que j’en ai eue, m’amène à penser l’entreprise comme un lieu de lien social où la transmission et l’attention à la génération suivante sont importantes.
J. - responsable d’entreprise

AU TRAVAIL OU DEMANDEUR D’EMPLOI

La place du travail dans notre vie, la dimension humaine dans notre travail ?
Comment nous vivons en chrétien dans notre travail. Nous avons la chance l’un et l’autre d’exercer un métier tourné vers l’humain. Chaque journée nous permet de nous sentir

« utiles », et les finalités de notre travail, son sens, ne nous posent pas souvent question. En revanche, c’est assez exigeant au quotidien parce que l’on dit souvent qu’il ne suffit pas d’aller à l’église chaque dimanche, encore faut-il mettre en pratique les paroles du Christ. Dans notre vie quotidienne, le travail occupe une grande place. Tout d’abord parce qu’il est source de satisfaction. Nos métiers nous permettent d’aider, ont une finalité qui nous dépasse, nous nous sentons appartenir ou contribuer à quelque chose de plus grand que nous. Ensuite par le temps que nous y consacrons. Certes, il y a le temps effectif que nous passons au travail, mais comme dans beaucoup de métiers où il est question d’aider autrui, il est bien souvent difficile de ne pas porter quelque
part tous les gens que nous y côtoyons chaque jour, même en dehors des « heures de travail ». Parfois, cette dimension humaine est lourde à porter : on voudrait faire plus, faire différemment, faire mieux, écouter plus attentivement, soulager ou juste faire en sorte que tout aille mieux, en oubliant que cela ne nous appartient pas toujours. Nous vivons de belles réussites comme de profonds moments de doute ou de remise en question. Vivre en chrétien dans nos métiers n’est pas toujours simple, en raison des règles établies ou des valeurs des
personnes à qui nous avons affaire. Parfois, la contrainte extérieure vient travailler les convictions religieuses et de sérieux dilemmes peuvent avoir lieu. La prière est un soutien pour porter tout cela dans l’espérance. Dieu agit dans nos vies à travers les gens qu’Il met face à nous.

Un couple actif : CÉCILE et CÉDRIC

Être demandeur d’emploi au chômage et chrétien

Se sentir inutile. Trop vieux. Suis-je bon à quelque-chose ? Autant de réflexions que je me suis fait pendant mes années de chômage. J’ai été dans une galère que ce soit financière, psychologique. Me sentant impuissant, ne trouvant pas les mots pour dire mon état, mes conditions de vie. Supporter le regard des autres, les sous-entendus, et la grande parole qui tue « S’il voulait travailler, y a du boulot ! » J’ai ressenti le chômage comme un échec, une défaite. Même la vie sociale est atteinte :
se refuser de participer à un voyage, une activité, une sortie, même caritative car le portefeuille est vide. Vouloir participer mais ne le pouvant pas. J’ai rencontré beaucoup de gens qui me plaignaient. Je suis sur que leur pitié était réelle et vraie. Du moins, j’ose l’espérer. Comment se sentir chrétien dans ces conditions. Comment entendre la demande de carême de jeûne, de privation, de solidarité quand c’est déjà ton quotidien. « Si tu as besoin, je peux te prêter de l’argent, maintenant que tu travailles. » Ultime réflexion que j’ai entendue depuis et qui dit bien la réalité de ton échec. Dans la défaite, j’ai éprouvé la solitude. Ma foi et ma pratique religieuse m’ont permis de tenir le coup, de faire reculer un peu la solitude, d’être quelque part bon à quelque chose. Je pense que le chômage a été une traversée du désert, humaine et religieuse. Je ne le souhaite à personne.


G.

Être apprenti

Depuis l’âge de mes 5 ans, je veux faire le métier d’ébéniste. L’apprentissage était donc une évidence. En formation depuis 3 ans, je suis très heureux. Mon entreprise m’apprend le métier et tout se passe pour le mieux. Pour mon avenir, j’ai dans l’espoir de devenir entrepreneur et pouvoir un jour créer ma propre entreprise. 


JULES, 18 ans, en apprentissage

Vie des paroisses

DISCIPLES MISSIONNAIRES

« C’est quoi, disciples missionnaires ? » Bonne question ! Celles et ceux qui ont compris les enjeux et la démarche ont essayé de le dire à celles et ceux qui sont dans la découverte.

BAPTÊMES EN ÂGE SCOLAIRE

Depuis 1 an, Faustin, Théo et Janelle, accompagnés de leurs parents, se sont préparés à recevoir le sacrement de Baptême qu’ils ont reçu le jour de Pâques.

RANDO PASCALE

Comme chaque année, une rando pascale a été organisée le Samedi Saint. Départ de Mouchamps à 11h30 pour une arrivée vers 18h00 à Chantonnay. Cette rando se voulait préparer à la Veillée Pascale mais aussi prendre le temps entre jeunes et adultes de partager sur notre vie de foi. Un bon moment avec les confirmés de cette année qui ont pu refaire le flasch mob… et y mettre une touche d’ambiance.

VENDREDI SAINT AU
COLLÈGE SAINT-PIERRE

Une bonne équipe de jeunes du collège Saint-Pierre des Essarts se sont retrouvés à l’église des Essarts pour une célébration autour de la Croix.

LES ENFANTS DE SIGOURNAIS

Les enfants de l’école catholique de Sigournais ont chanté et fêté Jésus Ressuscité à l’église de Sigournais le jeudi 29 mars.

PROFESSION DE FOI

93 CM2 du doyenné (Chantonnay, Les Essarts, Mouchamps) ont vécu une journée de préparation à la Profession de Foi, à Chavagnes-en-Paillers, le samedi 24 mars. Temps fort en équipe, de réflexion, d’écoute de jeunes et d’adultes qui sont venus témoigner de leur foi, et un temps personnel pour vivre le sacrement de la Réconciliation. La journée s’est terminée par une recherche en équipe et puis par un écrit personnel sur « Je crois ! ».

d’être attentif à celles et ceux
que les évènements bousculent


Quand une entreprise ferme, nous savons que de nombreuses personnes sont touchées, c’est chez nous dans notre famille, nos voisins, des amis… Nous n’avons pas le droit d’être indifférents ou fatalistes devant l’évènement ; et comment être attentif à ces hommes et ces femmes qui vont se retrouver au chômage, attentif à ces agriculteurs qui « faisaient » du poulet et qui s’interrogent sur le demain.

Paroisse St Pierre des Deux Lays



Informations diocésaines

Tous les acteurs de la pastorale des trois paroisses (Saint Pierre-des-Deux-Lays, Sainte-Croix, Saint Etienne-de-Grammont) sont invités à venir à la salle Saint Vincent-de-Paul de Chantonnay, le mardi 15 mai à 19h00 pour recevoir LE PROJET PASTORAL du doyenné suivi d’un temps de convivialité.


JOURNÉES MONDIALES de la JEUNESSE (JMJ) 2019
Inscriptions avant le 1er juin 2018
Contacts :
• Alexandre-Marie Robineau
06.49.87.93.74 – alexandre.robineau@yahoo.fr
• Thérèse Delibes
06.26.63.05.22 – th.delibes@hotmail.fr

Avec les équipes du Rosaire, vous êtes tous invités à partager la joie d’être missionnaire en église, au cours de LA JOURNÉE DIOCÉSAINE du samedi 2 juin à Luçon, salle Plaisance, de 9h30 à 16h30. Thème de la journée : « Tous appelés à la joie en Jésus notre Sauveur » avec le Frère Arnaud Blunat (aumônier national, Dominicain). L’eucharistie aura lieu à la cathédrale à 15h30. Vous serez les bienvenus.
Contact : Marie-Marthe Rigaudeau au 06.89.87.19.43.

PÉLÉRINAGE DIOCÉSAIN À LOURDES
du 23 au 27 juillet 2018.
Clôture des inscriptions : 8 juin
Renseignements et inscriptions : 02.51.44.15.56. pelerinages@catho85.org

ACCUEILLIR UN ENFANT CHEZ VOUS … CET ÉTÉ
Organisé par la délégation du Secours Catholique pour permettre à des enfants de Paris, du Nord ou des Landes, de profiter de trois semaines de vacances (ou éventuellement quinze jours pour ceux qui viennent d’Angers).
Si vous êtes prêt à franchir le pas, merci de contacter la délégation de Vendée au 02.51.37.10.98 ou par mail (afv.850@secours-catholique.org) qui vous orientera vers les référents de votre secteur.