Bulletin de juin 2018

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« Quel monde voulons-nous pour demain ? »

Telle est l’interrogation posée par le Comité Consultatif National d’Éthique, en janvier dernier, pour ouvrir les États Généraux de bioéthique, avec le souhait d’impliquer le plus grand nombre possible de concitoyens à cette réflexion conduisant au projet de loi pour un débat parlementaire en début d’année prochaine. C’est en 1994 que notre pays a décidé de faire passer cette réflexion éthique sur toutes ces questions liées au vivant, dans le cadre juridique. Et depuis, parce que les avancées scientifiques sont, dans ces domaines, constantes et rapides, il y a eu plusieurs révisions de la loi (2004, 2011, et donc 2018).

Devant les progrès considérables, les découvertes qui se multiplient et, avec elles, les différentes applications possibles, nous sommes partagés entre espérances légiti-mes : rendre guérissables des maladies qui aujourd’hui sont incurables, atténuer des souffrances, permettre une vie plus aisée…

Et craintes et questionnements : tout cela, jusqu’où ? Que faut-il accepter ? Que faut-il aussi questionner ? Qu’est-ce qu’il est raisonnable d’encourager ? Qu’est-ce qu’il est plus prudent de stopper ou d’interdire ?

C’est que les enjeux des découvertes, des techniques qui sont mises au point dans ce domaine des sciences du vivant sont énormes ; il s’agit effectivement du monde que nous voulons pour demain, du devenir de l’homme, du sens même de la vie.
Une seule question comme celle de l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée aux couples de femmes et aux femmes seules entraîne avec elle toute une série d’autres interrogations tout aussi brûlantes, autour de la filiation, de la place du père, de la gratuité ou non des « produits » du corps humain, l’acceptation ou non de la Gestation Pour Autrui… etc.

Discernement à opérer donc, « pour nous engager dans l’édification d’un monde nouveau où les techniques resteront des servantes clairvoyantes tandis que l’éthique et la morale se hisseront à leur indispensable rôle d’amies prophétiques ». (Mgr P. d’Ornellas, Ouest-France du 1er février 2018).

Les chrétiens ont, dans ces débats, leur place à tenir, à la fois comme citoyens, et comme des personnes riches de leurs ressources propres. Entrer dans le dialogue en cours, non comme des gens pleins de leurs savoirs et de leurs réponses, mais comme des personnes sachant écouter et apportant leur contribution pour l’élaboration d’une vision commune de l’homme et la mise en lumière de principes sur lesquels nous pouvons nous entendre et ne pas transiger, notamment ce qui a trait à la dignité humaine et au respect des personnes les plus fragiles…

Avec le souhait formulé par le Conseil Permanent de la Conférence des Évêques de France, « que la figure universelle du « bon samaritain » demeure un guide pour la mise au point et l’usage des techniques biomédicales et des technosciences aujourd’hui et demain » (voir site de l’Église de France).

Abbé Jean-Marie BOUNOLLEAU

LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA BIOÉTHIQUE


L’euthanasie fait partie des sujets de réflexion qui seront abordés au cours des États Généraux de bioéthique. L’euthanasie consiste à provoquer la mort d’une personne par une action directe telle qu’une injection qui provoque la mort ou simplement par omission de certains gestes relevant de soins fondamentaux, comme l’alimentation artificielle. Ce qui caractérise l’euthanasie est l’intentionnalité[] : provoquer le décès d’un individu, avec des circonstances précises : maladie sans espoir de guérison et souffrances intolérables.

L’euthanasie est à distinguer des soins palliatifs en fin de vie, dont le but premier n’est jamais de provoquer le décès des patients, même si, pour soulager la douleur, il arrive aux soignants d’user de doses de calmant risquant de rapprocher le moment du décès. Actuellement, en France, l’euthanasie est illégale. La dernière loi concernant ce sujet datant de 2016 (loi Claeys-Leonetti) n’a pas levé l’interdit de tuer. Sur le plan pratique, confronté de très nombreuses fois à des situations de fin de vie, je peux témoigner que les décisions à prendre ne sont pas aussi simples qu’on le pense. Personnellement, je n’ai jamais été confronté en 42 ans d’exercice à une demande d’euthanasie de la part d’un malade ou de sa famille. On demande effectivement de tout faire pour éviter la souffrance ; nous avons des moyens médicaux pour le faire dans la très grande majorité des cas. Les soins palliatifs permettent aussi de prendre en compte les besoins élémentaires de confort, d’hygiène. Ils créent un climat de bienveillance où le bien-être du patient prime tout. Mais une fin de vie n’est pas obligatoirement synonyme de douleur physique ; cela peut se passer dans un contexte de très grande fatigue tout en restant très lucide ; l’accompagnement affectif des proches ou des soignants est alors primordial. Des confidences ultimes peuvent s’échanger à ce moment là uniquement.


Sur le plan médical, même en cas de maladie incurable, il est bien difficile de préciser le moment de la mort. Tout médecin peut témoigner de cas d’amélioration complètement inattendue pendant quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, alors qu’on avait attendu le décès imminent d’un patient. Dans l’hypothèse de la légalisation de l’euthanasie, une personne en bonne santé pourrait signer une déclaration anticipée de volonté d’euthanasie en cas d’affection grave ou incurable lui infligeant une souffrance physique ou psychique. Mais là encore, je peux témoigner que la psychologie d’une personne en bonne santé est complètement différente d’une personne malade : très souvent, le malade attend qu’on prenne soin de lui, qu’on le soulage le mieux possible ; il lui arrive de faire des projets (« quand j’irai mieux, je ferai …. ») mais il n’attend pas des soignants qu’il le fasse mourir volontairement, même après avoir déclaré le contraire quelque temps avant qu’il ne soit malade ou en phase terminale d’une maladie.

La mort est-elle un droit ? Convoquer la mort est-elle l’ultime liberté ? La dignité dont se réclament les partisans de l’euthanasie est-elle une décision individuelle, personnelle, collective ? Qui est digne ? Les personnes démentes sont-elles dignes ? Les personnes encéphalopathes profondes sont-elle dignes ? L’influence de la société peut changer les points de vue individuels et collectifs. Quand il s’agit de maitriser la vie et la mort, l’Histoire a montré ses dérives. Faut-il transgresser le commandement « tu ne tueras pas » ?

Docteur Jean Louis LAMPÉRIÈRE

Vie des paroisses

VERS COMPOSTELLE

Du 1er au 9 mai, 14 jeunes du collège Saint-Jo de Chantonnay, accompagnés par 7 adultes sont partis sur les chemins de Compostelle. Une expérience qui, faisant suite à la Confirmation, fut riche en découverte, mais surtout riche de partage et d’amitié.

PÈLERINAGE DES JEUNES À LOURDES

« Faites tout ce qu’il vous dira ». Du 25 au 29 avril dernier, environ cent jeunes étaient rassemblés à Lourdes pour le pèlerinage diocésain. « Se mettre au service », « Être à l’écoute » : des mots qui sont revenus souvent dans les temps de relecture. Se mettre au service : les jeunes ont particulièrement apprécié la journée passée avec les malades. « Être à l’écoute » : la matinée avec le groupe « Joie de Vivre » reste le temps fort incontournable et le plus marquant de ces quelques jours. Un temps d’animation autour d’un bricolage à faire ensemble, a permis aux uns et aux autres de mieux se connaître.

PÈLERINAGE À LOURDES …

Cette année encore ils étaient nombreux les malades, les anciens, les « Joie de Vivre » du Doyenné à participer au Pèlerinage Diocésain à Lourdes, accompagnés comme toujours par les bénévoles de l’Hospitalité.

L’ÉCOLE DE PRIÈRE

Plusieurs enfants du doyenné ont participé du 26 au 28 avril à « l’École de Prière » à Saint Laurent-sur-Sèvre, sur le thème « Jésus est ma joie, j’en suis témoin ! » Et ils attendent 2019 pour remettre çà.

Prendre le temps de

… s’informer et de témoigner
que chaque vie humaine est un trésor sans prix !

Il est temps que nous réveillions nos consciences endormies et celles de nos contemporains afin que, tous ensemble, nous nous émerveillions devant la beauté de la vie en chaque être humain, de sa conception à sa mort naturelle. Il est juste de prier à cette intention. Il est tout aussi juste que chacun prenne ses responsabilités. Chers amis, trouvez les moyens qui vous conviennent pour dire que chaque vie humaine est un trésor sans prix ! Témoignez de vos expériences, car cela peut toucher les cœurs et convaincre celles et ceux qui en doutent.

Informations diocésaines

CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE, le dimanche 10 juin à 15h, en l’église Saint-Louis de La Roche-sur-Yon, pour la clôture du bicentenaire de la Congrégation des sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie.

PÉLÉRINAGE DIOCÉSAIN À LOURDES cet été, en famille, en couple, seul ou entre amis, du 23 au 27 juillet. Clôture des inscriptions au 8 juin.
Renseignements et inscriptions au 02 51 44 15 56 – pelerinages@catho85.org

CONFÉRENCE SPECTACLE pour HAÏTI, organisée par des vendéens pour venir en aide, par le biais d’une fondation, au Frère Francklin Armand pour la population d’Haïti. Cette soirée aura lieu le vendredi 15 juin à 19h, salle du Vallon de Sainte-Florence. Déroulement de la soirée : conférence témoignage du Frère Francklin ; diaporama sur le rôle de la fondation ; dîner ; animation musicale. Prix de la soirée, du dîner et de la tombola : 25 €. Réservation obligatoire :
• En ligne : https://www.weezevent.com/soiree-franpierre-haiti-frere-francklin
• Par mail : franpierre.haiti@gmail.com
• Ou auprès de Jean-Paul Croué : 06 10 14 54 33 ou 06 71 78 67 51

SOIRÉE avec Brigitte et Jean-Paul Artaud
Voyager à domicile au Népal et en Inde, le samedi 23 juin. Reportages, témoignages, chansons, dans la grange de « La Hardière » aux Essarts. Accueil dînatoire à partir de 18h30, suivi du spectacle ; pour clore cette soirée, place à la traditionnelle brioche autour d’un feu de joie. Bénéfices reversés en Inde. Réservation obligatoire (Adultes : 12€ ; enfants -14 ans : 5€) auprès de :
• Marie-Cécile -  06 15 37 61 87 / mariece.vernageau@sfr.fr
• Geneviève -  06 50 32 64 09 / guy.andre21@wanadoo.fr
• Pierrette -  06 23 37 53 44 / hermouet.pierrette@orange.fr

PÉLÉRINAGE LOURDES CANCER ESPÉRANCE, du mardi 18 au samedi 22 septembre. Contact en Vendée : Marie-Jeanne Dugas.
 02 51 69 54 14 ou dugas.yvon@neuf.fr

111ème PÉLÉRINAGE DU ROSAIRE À LOURDES
du mercredi 2 au samedi 7 octobre.
Prédicateur : Frère Jean-Marie Zanga.
Contact pour les renseignements, réservation et inscription au :
 05 49 60 52 57 ou
secrétariat.ptv.rosaire@gmail.com

MCR

mardi 12 juin de lOh à 17h à l’Epiardière à Mormaison :journée spirituelle et de réflexion

La Kermesse paroissiale de l’école Saint André de Bournezeau

aura lieu le dimanche 17 juin 2018 dans la prairie des Papillons.
La messe y sera célébrée à 11h, si le temps le permet. Un repli à l’église est prévu en
cas d’intempéries.
Cette année le thème est "Enchantons l’école".
La journée se terminera par un repas champêtre. Nous vous attendons nombreux.

Journée souvenir René GIRAUDET,

le dimanche 17 juin 2018 à Chantonnay. Messe à 11 H. Pique-nique à la salle du Petit Clos à St Hilaire du Bois. 14H30 assemblée générale.



Budget Paroissial


Ce tableau met en colonnes le budget paroissial de ces dernières années ; cette comparaison fait apparaître une inversion des tendances. La paroisse n’arrive pas encore à équilibrer ses comptes, mais les signes sont positifs. Les dépenses ont sensiblement baissé (ensemble des postes en diminution) et les recettes font plus que se maintenir. Merci à tous ceux qui apportent leur soutien, au travers de la collecte paroissiale, de l’abonnement au bulletin et l’offrande de messes.

Au début de cette année 2018, la chapelle du Fuiteau a été vendue. Les travaux de démolition de l’ancienne bibliothèque de l’Espace St Vincent de Paul ont été payés avec cette vente. D’autres projets sont en cours. Nous pourrons en reparler.
Merci à tous pour la part que vous apportez.

J-MarieB.