Bulletin de décembre 2010

popularité : 17%

Permanences du lundi

29/11 joseph Boisseau 02 51 40 71 33
06/12 henri Gautron 02 51 94 30 25 ou 06 86 86 20 78
13/12 Gaby préau 02 51 46 89 83
20/12 André Pasquier 02 51 05 25 78 ou 06 77 06 34 20
27/12 Charles Barbier 02 51 94 30 25

annonces paroissiales
- Sacrement du pardon : célébrations pénitentielles, le mardi 21 décembre à 19 h à Chantonnay et le samedi 18 décembre à 15 h à Bournezeau. Les enfants de CM de toute la paroisse sont invités à la célébration du mardi 21 décembre à Chantonnay.

- Veillée de Noël : le vendredi 24 décembre à 20 h 30
à Bournezeau, Chantonnay et Saint Mars des Prés.

- Jour de Noël : à 10 h 30 à St Vincent-Puymaufrais
et à 11 h à Chantonnay, St Hilaire et à Sigournais

- Préparation de la veillée de Noël à Chantonnay : mardi 30 nov. 18h Espace St Pierre

Réunion M.C.R. du mois de DECEMBRE

Date Heure Equipe de Lieu
10 14 h 30 St Mars des Prés
et Sigournais
St Mars :
salle St Thomas
21 14 h 30 Chantonnay et
St Philbert du Pt. C.
Espace St Pierre :
salle n°2
15 14 h 30 St Hilaire le Vouhis Salle du relais paroissial
16 14 h 30 Puybelliard Sacristie
17 14 h 30 Bournezeau Salle de l’étoile (messe à 16 h)

Bournezeau et St Vincent Puymaufrais

- Equipes liturgiques : 5 déc : n°2- 12 déc : n°3- 19 déc : n°4- 26 déc : n°1

- Lundi 29 nov : 20h : presbytère :
préparation de la nuit de Noël avec tous les volontaires

- Mercredi 8 décembre : 20h : église de Bournezeau :
veillée de réflexion et de prière pour vivre l’Avent dans l’attente de Noël

- MCR : vendredi 17 décembre : 14h30 salle l’Etoile (messe à 16h)

BAPTÊMES CÉLÉBRÉS SUR LA PAROISSE

31/10 Puybelliard Maxence fils de Fabrice VISONNEAU et Aurélie COUILLAUD
31/10 Puybelliard Noah fils de Frédéric ÉRIEAU et Stella GRÉAU
31/10 Puybelliard Evan fils d’Olivier CHAGNOLEAU et Vanessa CATEAU
31/10 St Mars des P Elias fils de Jean REVERSEAU et Ségolène DAVIAUD
31/10 St Mars des P Aubin fils de Jean REVERSEAU et Ségolène DAVIAUD
06/11 Chantonnay Elie fils d’Anthony VRIGNAUD et Amélie BRUNELIÈRE
14/11 Bournezeau Léo fils de Stéphane GOLLY et Sandrine GIRARD

SÉPULTURES CÉLÉBRÉES SUR LA PAROISSE

23/10 Bournezeau Annette BOSSARD 82 ans
12/11 St Vincent Puy. Juliette AUGEREAU 84 ans
13/11 Chantonnay Claude BÉLY 78 ans
17/11 Bournezeau René LOISEAU
18/11 Chantonnay Denise DECAIN 87 ans
19/11 Chantonnay Madeleine LORIEAU

Un Dieu itinérant, dérangeant, accueillant

  • Préparons Noël

- L’actualité de ces derniers mois a nourri les débats sur les questions de mobilité, de migrations, de vivre ensemble. Les grèves et le manque de carburant ont atteint notre liberté de bouger, d’aller et venir... notre mobilité. Les débats sociaux à partir des Roms ont réveillé des peurs et des questions identitaires que nous portons. Quelle place pour une culture de la diversité ? Enfin, avec Noël qui approche, comment ne pas se redire que Jésus fut un grand « migrant », non pas tant parce ses parents ont fui en Egypte et qu’il marchait du nord en sud de la Palestine, mais parce qu’il est descendu d’auprès du Père pour s’incarner dans notre monde, dans notre chair. Quel grand voyage ? Quelle aventure que l’Incarnation (ce mot exprime le fait que Jésus, être spirituel, fils de Dieu prend réellement chair, forme humaine, nature humaine pour rétablir la communication entre les deux).
- Notre Dieu est un Dieu itinérant, un Dieu accueillant mais aussi dérangeant, tel est le voyage que nous vous proposons dans ce numéro de « Vivre en Eglise ».

Pour l’équipe du Bulletin, Abbé Jean BORDERON

Comme Dieu, nous sommes un peuple d’itinérants

- L’actualité quotidienne montre que le « vivre ensemble » est difficile. Je me dis « français ... parfois de souche ». « Il n’est pas d’ici, il est du village voisin, c’est un étranger ». « Il n’a pas de domicile fixe, c’est un SDF, ce sont des gens du voyage.... »
- Et nous pourrions continuer longtemps la litanie, pas nouvelle d’ailleurs.
- Ces paroles, ces pensées sont parfois les nôtres, ou bien nous les laissons se répandre.
- Nous sommes pourtant, pour la plupart, imprégnés de l’histoire du peuple de Dieu : celui-ci a longtemps été itinérant. Depuis la migration d’Abraham d’Ur, en Chaldée, les tribus nomades se réclamant de Jacob, en passant par l’épisode de l’Exode, considéré comme l’élément fondateur du peuple de Dieu, jusqu’à l’avènement de Jésus, né dans une famille en déplacement administratif (déjà).
- N’avons-nous pas besoin d’un petit recentrage ! Ne nous étonnons donc pas de voir nos évêques interpeller les dirigeants ! (lettre du 20 sept 2010 à retrouver sur le portail internet de l’Eglise de France*).
- Sans contester La responsabilité propre des pouvoirs publics dans la régulation des flux migratoires, pourvu qu’elle s’exerce en conformité avec le droit européen et international... ne laissons pas fragiliser le droit de l’étranger, le droit de tout être.

- Comprenons mieux la lettre des évêques :

  • La famille est la cellule de base de la société. Pour les migrants, elle joue un rôle essentiel dans leur insertion. Il nous faut combattre toute mesure contribuant à l’affaiblir.
  • Le droit d’asile a toujours été défendu par l’Eglise. Les mesures qui tendent à diminuer le soutien ou les garanties d’une procédure équitable sont inacceptables.
  • L’intervention du juge des libertés est indispensable pour entendre la parole des personnes privées de liberté. Retarder cette intervention ou la limiter dans les lieux de plus grande fragilité contrevient à ce droit, y compris dans le cadre de la rétention administrative.
  • L’aide humanitaire aux migrants en difficulté ne doit jamais être confondue avec l’activité délictuelle des « passeurs ».
  • II serait regrettable que notre pays contribue à ce qu’on appelle la « fuite des cerveaux », dont les pays en voie de développement ont le plus grand besoin.

- Réjouissons-nous de ces groupes de Chrétiens de notre diocèse engagés dans la pastorale des migrants.

Ils précisent leurs objectifs :

  • connaître la situation des migrants, des réfugiés, des demandeurs d’asile, en Vendée, en France, en Europe et dans le Monde.
  • les accueillir en facilitant les rencontres
  • leur permettre la rencontre avec les chrétiens de Vendée
  • les soutenir dans leurs démarches administratives
  • les aider dans leur intégration
  • œuvrer avec les associations pour la reconnaissance des Droits de l’Homme...
    - Laissons-nous interpeller par ce « Cercle du silence » qui, chaque 4ème samedi du mois, se reconstitue au Carreau des halles à La Roche-sur-Yon, à 10h30. Façon de dénoncer la dureté d’une législation qui peu à peu rend plus difficile l’accueil de ces Hommes Itinérants.
    - Référons-nous enfin à l’Allocution du Saint-Père au Congrès sur la Pastorale des Migrants, en novembre 2009. Benoît XVI fait observer que les migrants ne doivent pas être considérés comme un « problème » mais une « ressource » pour l’humanité.
    - Si peu d’entre nous sont des migrants*, nous sommes pratiquement tous issus de populations itinérantes. Nous nous devons donc d’être attentifs à leur situation. Exprimons, exorcisons les peurs que leur présence réveille en nous.
    - Et puis, notre histoire de vie n’est-elle pas une itinérance à travers les âges de la vie ? à travers les situations familiales que nous connaissons ? les situations professionnelles, de santé ? Avons-nous assez conscience d’être un « pèlerin sur cette terre » ? L’approche de Noël doit nourrir en nous une spiritualité du déplacement !
    Selon l’OCDE, la population française compte 6% de personnes étrangères vivant en France.

Equipe de rédaction du bulletin

Le groupe de prière charismatique « Béthanie »


qui se retrouve à St Germain de Prinçay, fête, cette année, ses 30 ans d’existence.

- "Le dimanche 12 décembre2010 à 11h en l’église de St. Germain de Prinçay, nous vivrons un temps d’action de grâce à la messe paroissiale pour toutes les merveilles reçues pendant ces 30 années.

- Nous vous invitons à venir nous rejoindre ou bien à prier ce jour -là en union avec la communauté de St. Germain, afin que nous gardions confience et fidélité à la prière, et que nous restions unis, accueillants et disponibles à l’action de l’Esprit Saint.

- Merci de votre présence ou de votre soutien.

Pour le groupe de prière Marie-Françoise - Yvonne – Jean

Dérangeant... Un Dieu qui surprend et dérange...

- Au milieu de son peuple en marche, en l’accompagnant. Dieu se révèle surprenant et dérangeant ...
- Abraham était un nomade sans histoires quand Yahvé lui a enjoint : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai. » (Gn. 12,1)
- Moïse avait fui l’Egypte et sa condition de prince, par peur de Pharaon. Il s’était fait une vie bien tranquille de berger prospère auprès de Jéthro, son beau-père, de l’autre côté du désert... Et voici que le Seigneur l’appelle du milieu du buisson ardent : « Va, je t’envoie auprès de Pharaon. Fais sortit mon peuple, les Israélites. » (Ex 3,10)
- Et Marie : elle devait échafauder bien des projets avec Joseph pour quanc ils seraient mariés ... On comprend sa surprise à l’annonce du messager de Dieu : tu vas être la mère du Fils de Dieu ! Pour Joseph comme pour Marie, la vie est totalement réorientée.
- Et voilà qu’à NOËL, en Jésus. Dieu se fait l’un de nous...
- Comme le dit le cantique : « Depuis plus de quatre mille ans, on attendah cet heureux temps. » Mais, quand même pas de cette manière ! Le Messie attendu serait roi, fils de roi, et non cet enfant de pauvres naissant dan ; une grotte-bergerie !
- Tout au long des Évangiles, à travers ses multiples rencontres, Jésus surprend, déroute et dérange ... Songeons à l’appel des apôtres ; à la rencontre avec le jeune homme riche : « Va, vends tout ce que tu as, donne le aux pauvres, et suis-moi ! » ; à Zachée ; à la Samaritaine ; à la femme adultère, etc. ... Rappelons-nous le chemin des Béatitudes qu’il propose e-qu’il est d’ailleurs le premier à suivre parfaitement.
- Depuis deux mille ans, bien des hommes et des femmes, jeunes e moins jeunes, ont été surpris, dérangés par ses appels ... Joyeusement e spontanément ou peut-être après des hésitations, ils ont répondu. Et ils ont connu le Bonheur.
- J’apporterai deux faits plus ou moins récents :

  • Ceux qui ont vu le film « Des hommes et des dieux » ont compris combiet ces moines ont été surpris et dérangés par l’appel : Partir ou Rester ?
  • Dans le message que nous ont adressé cinq évêques irakiens âpre : l’attentat à la cathédrale de Bagdad, le 31 octobre, j’ai été frappé pa ces phrases : « Ce dont nous avons besoin, c’est de votre prière et de votre soutien fraternel et moral. Votre amitié nous encourage à rester sur notn terre, à persévérer et à espérer ... Sans cela, nous nous sentons seuls e isolés. »
    - Dans notre vie et celle de nos proches, le Jésus de la Crèche, du Golgotha et du matin de Pâques nous appelle toujours. C’est dérangeant ! Mais quel bonheur quand nous répondons !

Charles BARBIER

Accueillant.. Accueillir, c’est faire une place à l’autre

- Cet été, il nous a été donné de participer à un mariage mixte entre un gabonais et une vendéenne. Cet événement était particulier. D’abord parce qu’il constituait la première occasion pour les familles de se rencontrer et d’apprendre à s’apprécier.
- Ensuite, parce que la famille de la mariée a dû entreprendre les démarches administratives nécessaires pour permettre l’entrée de la belle-famille en France et s’occuper de les héberger. Enfin, parce que les mariés souhaitaient que leur noce soit le moment d’expression de chacune des cultures qui les a vu naître, et ont donc choisi d’organiser un mariage coutumier gabonais en plus de nos traditionnels mariages civil et religieux.

Accueillir, c’est accepter l’autre. aoec ses différences

Si les mariages occidentaux sont d’abord l’union de deux individus qui se choisissent, le mariage gabonais est l’alliance de deux clans et de deux familles qui portent chacune, à cette occasion, un pagne distinctif. La cérémonie doit se dérouler obligatoirement chez le père de la mariée et s’articule autour de joutes oratoires entre les familles pour trouver un terrain d’entente aboutissant à la conclusion du mariage. Il se termine par un repas.

Accueillir, c’est s’ouvrlr à l’autre

Malgré ses réserves initiales, la famille de la mariée a accepté d’accueillir chez elle un nombre important de personnes inconnues (d’autant que les familles africaines sont grandes), de changer ses habitudes et de participer à une forme de mariage dont ils ne connaissaient que peu de choses au début. En définitive, cette cérémonie a été l’occasion de découvrir et d’apprendre à l’apprécier et comprendre un peu d’une autre culture.

Savoir être accueilli, c’est apprécier à sa juste valeur la place que l’autre me fait.

Les parents du marié ont mesuré les efforts faits par la famille de la mariée pour favoriser leur venue et fortement apprécié qu’elle accepte le déroulement de ce mariage coutumier, pour leur permettre également de mettre en valeur un aspect de leurs traditions.