Bulletin de mai 2012

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1er mai

Généralement nous apprécions le mois de Mai pour le retour des beaux jours venais aussi pour ses nombreux jours fériés. A la différence de l’année dernière où la plupart se trouvaient être un dimanche, cette année nous apprécions l’idée que pour certains d’entre nous, ils seront peut-être à l’origine d’un pont. N’oublions-nous pas souvent l’origine et le sens de ces journées ?

Il en est une tout particulièrement qui n’est pas une fête religieuse, ni l’anniversaire de la paix retrouvée. Il s’agit du 1er mai, symbole partout dans le monde de la lutte des travailleurs d’hier et d’aujourd’hui pour leur dignité ; son histoire est importante et garde encore toute son actualité.
S’il est source de revenus permettant de subvenir à nos besoins, le travail doit aussi contribuer à l’épanouissement de la personne. Il est à l’origine de reconnaissance et d’estime de soi. Et pourtant autour de nous, combien de souffrances au travail non exprimées allant parfois jusqu’au suicide ? Combien de « travailleurs pauvres » dont Le nombre est en constante augmentation ? Combien de personnes victimes de discrimination : les jeunes, les seniors, les personnes handicapées, les étrangers, qui ne peuvent avoir accès au droit fondamental qu’est le travail ? Nous aspirons tous à un travail décent, source de dignité. Nous aspirons tous à ce que notre travail soit reconnu à sa juste valeur et ne dépende pas seulement de spéculations financières et des circonstances.
Combien d’agriculteurs, de marins-pêcheurs en colère, parfois au bord du désespoir car ne pouvant plus vivre de .eur travail ? Combien d’artisans, de chefs d’entreprise rontraints à licencier parce qu’ils n’obtiennent pas les outiens financiers nécessaires à la survie de leurs emplois ? Combien d’ouvriers voient leurs entreprises fermées par la simple décision d’actionnaires ?

Comme chrétiens nous sommes appelés à rechercher .a justice, à ne pas abandonner le monde, mais plutôt à .e façonner. Membres d’une communauté, c’est collectivement que nous sommes appelés à être le levain de l’Evangile. Nous sommes appelés à construire une société nouvelle et juste. L’engagement social des chrétiens contribue à la création :Reconnaître et agir pour la dignité de l’Homme, vivre la solidarité, la fraternité, n’est-ce pas être acteurs de l’avènement du Royaume de Dieu ?

Anita ROY
Coordinatrice diocésaine de ta Mission Ouvrière

Mon travail et ma vie de famille

Dès l’âge de 10 ans, je savais que je voulais devenir pâtissier, et à partir de 5 ans j’ai donc commencé ce beau métier dans lequel j’ai investi beaucoup de temps et d’énergie.

Puis, il y a un an presque jour pour jour, j’ai décidé de changer de profession. J’aimais toujours .a pâtisserie, mais les horaires décalés et le travail les week-ends et jours fériés m’éloignaient de mes autres activités et surtout de ma famille.

À 20 ans, j’avais besoin de m’accomplir dans un travail qui me passionnait. Mais aujourd’hui, c’est de passer du temps avec ma femme et mes enfants dont j’ai le plus envie, afin de partager des moments qui, je le sais, ne se représenteront plus.

Le bilan de cette année passée dans une grande entreprise agro-alimentaire est positif. Passée la Deur du changement, j’ai pu découvrir un travail intéressant et plein de rencontres humaines et, bien sûr, prendre du temps pour voir grandir ceux que j’aime.

Luc

Le travail en agriculture

En agriculture comme ailleurs, la nature du travail a beaucoup évolué depuis ,un demi-siècle. Hier il fallait de gros bras pour travailler à la ferme.
- Avec la diminution du nombre d’agriculteurs, et l’agrandissement des fermes, la mécanisation (travail du sol, de récoltes, équipements de traite) a modifié considérablement le travail : du matériel toujours performant pour rendre chaque activité plus rapide et moins pénible.

S’organiser en CUMA (coopérative d’utilisation du matériel agricole) s’avère nécessaire pour pouvoir s’équiper en engins de plus en plus coûteux.

- La civilisation des loisirs a aussi marqué le domaine agricole : week-end et vacances sont nécessaires : il faut concilier les astreintes d’élevage ou de culture tout en préservant une vie familiale et sociale. Ce qui amène parfois à avoir recours au salariat ou au service de remplacement.

- L’informatique a investi l’agriculture : les outils informatiques de gestion de troupeau, de gestion de parcelles continuent d’évoluer et représentent une donnée incontournable, pour assumer l’administratif qui prend de plus en plus de place ; pour comparer les résultats techniques et économiques entre producteurs.

Globalement, il nous faut nous adapter et faire travailler « autant la tête que les bras » pour que les nouvelles techniques représentent un plus pour améliorer le travail et non un stress supplémentaire en cas de gros investissements.

S’organiser et se concerter entre agriculteurs pour soulager le travail et garder le moral quand la météo est capricieuse ou la conjoncture incertaine ; s’ouvrir aussi aux autres domaines d’activités quand le travail nous envahit parfois.

Il reste que travailler en plein air, au rythme des saisons, au respect des règles naturelles d’élevage, des exigences agronomiques du sol, c’est tout un épanouissement qui représente aujourd’hui comme hier, le principal attrait du travail du paysan.

Pierrette MORINEAU

Les jeunes et le travail

La première notion du travail qu’ont les collégiens vient de leur entourage, parents, grands-parents. Même si certains jeunes n’ont pas une idée très précise des activités professionnelles de leurs propres parents.

L’idée qu’ils se font du travail n’est pas toujours positive. Ce dernier est parfois synonyme de fatigue, stress, contraintes, insécurité de l’emploi... Pourtant nos collégiens sont avides de découvrir des nouveaux métiers, de discuter avec des professionnels lors de « Forums des métiers », de visiter les entreprises du canton en 4ème ou de commencer des stages en 3ème.
Certains élèves sont pressés d’entrer dans ce monde professionnel et savent précisément dans quelle voie se diriger. Ils s’orientent alors dès 15 ans en préapprentissage pour apprendre le métier de leur choix. Pourtant une majorité a du mal à se projeter dans le monde du travail qui les angoisse, même les diplômes ne leur garantissent plus un emploi.

Les parents génèrent aussi parfois cette angoisse en posant souvent les mêmes questions : « Quel métier veux-tu faire ? » « Il faut que tu penses à ton orientation ». Les jeunes ayant un rapport au temps différent du nôtre, il est difficile pour eux d’imaginer et d’envisager l’avenir.

Grâce aux nouvelles technologies, ils organisent tout au dernier moment, ne savent pas ce qu’ils feront le week-end prochain, donc leur demander de se projeter dans plusieurs mois est une mission ardue. Il est aussi parfois compliqué pour eux de choisir un métier ou une formation précise par manque de connaissances de tous les domaines possibles.

Nous savons que le monde professionnel est en mutation permanente et que des nouveaux métiers apparaissent tous les jours.

Après avoir travaillé avec eux lors d’un temps fort « Réussir sa vie et réussir dans la vie », nous avons pu constater que des valeurs comme la famille et le travail reviennent très souvent.

Une chose est sûre, c’est qu’ils veulent exercer un métier qui les motive. Nombre d’entre eux souhaitent bouger et voyager et ne feront sans doute pas toute leur carrière dans un même lieu et autour d’une même activité. Ils seront mobiles et adaptables.

Notre rôle en tant qu’enseignant est de leur faire découvrir des domaines professionnels variés, en valorisant les capacités de chacun afin qu’ils trouvent leur voie et s’y épanouissent.

Une enseignante du collège St Pierre des Essarts

Le travail : un monde dur et exigeant

Il est nécessaire d’avoir du travail, d’avoir un salaire pour vivre. J’ai la ./.chance d’avoir un travail, d’avoir gravi les échelons dans une entreprise qui en offre les possibilités.

Mais depuis une dizaine d’années, voire moins, le travail et les conditions de travail ont évolué. La mondialisation est passée par là. Restructurations, productivité, regroupement des process pour une meilleure rentabilité : des mots que l’on entend tous les jours dans nos entreprises.

Les clients sont devenus très exigeants, irrespectueux (quel comportement avons-nous en tant que consommateur ?).

L’employeur est exigeant (normal !) : dossiers faits correctement. Il y a des soirs où je constate que je n’ai pas vu mes collègues de la journée : rendez-vous qui se suivent, répondre au téléphone, montage de dossiers, etc.
Et les relations avec les collègues des services centraux : mails ! nous ne nous connaissons plus !

L’individualisme se développe.

Et afin de faire correctement mon travail, je ne compte plus mes heures, parfois je retourne au travail les jours de RTT-repos ou je termine mes dossiers à domicile. Le travail stresse !!!

Puis un jour la maladie arrive, le couperet tombe : cancer avec chimio. Et là, stop à tout !!! Arrêt de travail pour de nombreux mois avec un traitement dur à supporter !!!

Avoir du travail, c’est très bien. Sachons gérer notre vie professionnelle avec notre vie privée. Privilégions notre santé et notre vie de famille. Pas facile !!!!

D. BLANCHARD - employée dans une banque

Nulle femme ne fut si sainte ...
On résume tout son honneur en un seul mot,
quand on l’appelle Mère de Dieu ;
en parlant d’elle, en s’adressant à elle,
personne ne peut rien dire de plus grand,
même s’il possédait autant de langues
qu’il y a de feuilles et d’herbe,
d’étoiles au ciel et de sable dans la mer.

(Martin Luther)

PERMANENCES du lundi

07/05/12 Gaby PREAU 0251468983
14/05/12 André PASQUIER 02 51 05 24 78 ou 06 77 06 34 20
21/05/12 Charles BARBIER 02 51 94 30 25
28/05/12 Jean BUTON 02 51 66 29 61

BAPTÊMES CÉLÉBRÉS SUR LA PAROISSE

08/04 St MARS des PRES Zoé, fille de Richard BREGEON et Amélie BEBORDE
Aglaé, fille de Guillaume LOISEAU et Amélie GRAVELEAU
08/04 CHANTONNAY Lorély, fille d’Anthony LEBRUN et Virginie FOURNY
08/04 BOURNEZEAU Nolan, fils de Nicolas BOULEAU et Aurore BOURREAU
Emile, fils de Jiovanni GIRARD et Sandrine MOREAU
llana, fille de Benoît MANDIN et Pamela SOURISSEAU
Alexis, fils de Ludovic RABILLER et Stéphanie CHARIE
Clémentine, fille de Freddy PAYRAUDEAU et Florence BABIN
15/04 CHANTONNAY Célestin, fils de Gaétan GODET et Nicole VIGNEUX
Sacha, fils de Julien MENANTEAU et Emilie BOSSARD

SÉPULTURES CÉLÉBRÉES SUR LA PAROISSE

19/03 Chantonnay Jeannine MARSOLLIER
21/03 Bournezeau Jacqueline SERVANT
02/04 Puybélliard Madeleine FRUCHARD
10/04 Chantonnay Louisette PILORGET
10/04 St Phil. du Pt C Marie- Thérèse BARD
11/04 Chantonnay Jean-Pierre BOUNOLLEAU
11/04 Chantonnay Denise ROUX

Messes du dimanche entre le 06/05/ 2012 et le 24/06/2012

. Puyb. Sam Chant St Phil. St Mars St Hilaire Sig St Vinc Bour
06/05/12 19h 11h 9h30 11h
13/05/12 1e comm 19h 11h 9h30 11h
17/05/12 Ascens 11h 11h
20/05/12 1e comm 19h 9h30 9h30 11h 11h
27/05/12 Pente côte 19h 11h 9h30 11h
03/06/12 19h 11h 9h30 11h
10/06/12 Prof Foi 19h 11h 9h30 11h
17/06/12 19h 11h 9h30 11h
24/06/12 19h 11h 9h30 11h

Annonces paroissiales

- Mois de Marie : Prière tous les lundis à 15hOO à l’église de Chantonnay
Chapelet tous les mercredis à 11 h à l’église de Sigournais

- Vendredi 1 juin  : conférence de Mgr Jacques David :
« Dans l’élan du concile Vatican II » à 20h30 à l’Espace St Vincent de Paul.
- Samedi 2 juin  : Inauguration de l’Espace St Vincent de Paul à 11 h, (17 place Jeanne d’Arc), suivie du verre de l’amitié. Ceux qui le désirent peuvent emporter leur pique-nique pour déjeuner sur le site.

- Profession de foi : le 10 juin à 11 h à Bournezeau
Préparation de la célébration au cours de la rencontre de parents le mardi 15 mai
à 20h30 à l’Espace St Vincent de Paul, place Jeanne d’Arc à Chantonnay

- Premières communions :
Dates des célébrations : Le 13 mai à 11 h à Chantonnay
Le 20 mai à 11 h à Sigournais et à Bournezeau

- A la demande de nos frères orthodoxes, notre évêque a donné son accord pour qu’ils se retrouvent deux fois par mois dans l’église de Puybélliard pour la messe du dimanche.

- Bournezeau / St Vincent Puvmaufrais
Equipes liturgiques : 6 mai : n°3-13 mai : n°4-17 mai : n°l- 20 mai :
n°2- 27 mai :StVP-

- Equipe du Rosaire : Lundi 7 mai à !5h
vendredi 25 mai : 14h30 salle l’Etoile (messe à 16h)

PORTER LA COMMUNION

Le dimanche 10 juin, nous célébrerons la fête du Corps et du Sang du Seigneur. A son approche, approfondissons le sens de la démarche de porter la Communion aux personnes malades, empêchées de participer à l’Eucharistie...

Le guide pastoral des sacrements des malades dit : " La manière d’apporter la Communion aux malades prend tout son sens lorsqu’elle est une démarche de foi et une démarche fraternelle de la communauté eucharistique envers ses membres absents un membre de l’assemblée eucharistique (prêtre, diacre, ou laïc désigné à cet effet) apporte à celui qui ne peut y participer le réconfort de la Parole et le Pain eucharistique partagé dans l’assemblée. De cette manière, le malade reste uni à cette assemblée et il est soutenu par ce geste de fraternité chrétienne. "

Cette citation souligne trois points importants :

- C’est d’abord une démarche écclésiale... Un membre de l’assemblée participant au rassemblement eucharistique est "envoyé" pour accomplir ce service de communion auprès des personnes malades ou absentes.

- Ensuite, il y a un lien entre la démarche sacramentelle et la rencontre fraternelle... Le temps de la rencontre sera bien sûr centré sur la communion mais ne pourra éliminer la qualité de l’accueil humain. Demander des nouvelles des jours derniers et partager les événements marquants permettent de nourrir la prière et de souligner la présence de Dieu dans toute notre vie.

- Enfin, on aura remarqué l’importance de La parole de Dieu... Elle fait partie de toute célébration sacramentelle, même lorsque cette dernière se présente sous sa forme la plus dépouillée. En effet, celle-ci constitue une nourriture essentielle pour le chrétien. Le choix du passage à lire dépend des personnes et des circonstances rencontrées sur place.

On le voit :

• La personne qui porte la Communion à un malade le fait en lien avec la communauté, dans le cadre d’une rencontre fraternelle.

• La personne qui porte la Communion s’y prépare avec Foi. Disponibilité intérieure, méditation de la Parole de Dieu permettent d’être à l’écoute du malade et de Dieu.

Concrètement

Le dimanche de la Fête-Dieu (10 juin) - ou le dimanche le plus proche de cette date pour les églises où l’Eucharistie n’est célébrée qu’une fois par mois, les porteurs de Communion déposeront leur custode sur un plateau en arrivant. Ce plateau sera déposé sur l’autel à l’offertoire. Après la communion, les porteurs seront appelés à l’autel pour recevoir leur custode et un livret, et ils seront "envoyés" par l’assemblée pour accomplir leur service.

N.B. - Ce jour-là, il ne sera pas remis d’hostie aux personnes présentant leur custode en venant communier...

Bénis, Seigneur, notre travail quotidien

"Bénis, Seigneur, l’ouvrage de nos mains !"
Bénis, Seigneur des siècles et des millénaires,
le travail quotidien par lequel l’homme et la femme
gagnent leur pain pour eux-mêmes
et ceux qui leur sont chers.
A tes mains paternelles,
nous offrons aussi les fatigues
et les sacrifices liés au travail,
en union avec ton Fils Jésus,
qui a racheté le travail humain du joug du péché
et l’a ramené à sa dignité originelle.
A toi la louange et la gloire, aujourd’hui et à jamais.
Amen.

Prière de Jean-Paul II à Rome, Jubilé des travailleurs, 1er mai 2000