Bulletin de juin 2015

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Que tous soient un, comme toi Père,
tu es en moi et moi en toi. Qu’ils soient
un en nous, eux aussi, pour que le monde
croie que tu m’as envoyé. »

(St Jean 17)

La récente ouverture de l’école privée, à Puybelliard, par la Fraternité St Pie X, a provoqué des interrogations légitimes.

Quel statut a cette école ? Quel lien avec l’Église et le diocèse ?... Nous avons demandé au P. Jacques Gomart, Vicaire Général du diocèse de nous éclairer.

Ces questions se situent sur cette toile de fond que sont la communion et l’unité voulues par le Seigneur ; elles se comprennent à partir de l’histoire et soulignent que du chemin reste encore à faire, entre frères séparés, pour mieux vivre ce que le Seigneur nous demande.

Abbé Jean-Marie BOUNOLLEAU

L’unité de l’Église : un don et une mission

L’orsqu’il décrit l’Eglise, le Concile Vatican II la désigne d’abord comme « mystère » ou « sacrement »1, c’est-à-dire comme une réalité qui vient de Dieu lui-même et qui le révèle de façon sensible. Dieu est « un » : l’Eglise qu’il rassemble est donc « une ». Dieu est communion entre le Père et le Fils, dans l’Esprit Saint : l’Eglise est donc communion, participation à l’unité et à la communion des personnes divines de la Sainte Trinité.

En accueillant cet enseignement issu de la Tradition de l’Eglise fondée sur la foi des Apôtres, nous comprenons combien le manque d’unité entre chrétiens et les divisions qui traversent nos communautés s’opposent au projet du Seigneur et cachent son visage à nos yeux et à ceux de nos contemporains. A l’inverse, une communauté chrétienne unie dans la foi apostolique et l’amour fraternel reflète la lumière du Christ au cœur du monde : l’enjeu est de taille ! Aussi l’unité de ses disciples est-elle au cœur de la prière du Seigneur Jésus au soir du jeudi saint : « que tous soient un, comme toi Père, tu es en moi et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. »2

Si Jésus lui-même prie pour l’unité de ses disciples, c’est que celle-ci n’est pas évidente et l’histoire des nombreuses déchirures (« schismes » en grec) au long des siècles le montre malheureusement avec force. La prière de Jésus pour l’unité peut aussi nous donner confiance : l’Esprit Saint est à l’œuvre pour fortifier et guérir cette unité blessée. La prière du Christ nous appelle aussi à prendre notre part de responsabilité : nos attitudes et nos choix, en actes comme en paroles, font-ils grandir l’unité ou, au contraire, blessent-ils la communion ?

Le doyenné de Chantonnay est un terrain privilégié de la diversité chrétienne ! C’est donc un lieu propice pour le défi de la recherche de l’unité entre frères séparés. A la longue présence de la communauté réformée, protestante, notamment à Mouchamps, est venue s’ajouter récemment la présence d’une communauté orthodoxe roumaine à St Germain-de-Prinçay. Depuis les années 30 et plus encore suite à Vatican II, l’œcuménisme - la recherche de l’unité entre protestants, orthodoxes et catholiques - est nourri entre autres par une meilleure connaissance mutuelle et la semaine annuelle de prière pour l’unité en janvier. C’est une tâche à poursuivre !

Les garants et les serviteurs de l’unité de l’Église, ce sont les successeurs des Apôtres, les évêques, unis dans la foi et l’obéissance au successeur de Saint Pierre, le Pape. L’enseignement et la mise en œuvre du Concile Vatican II ont suscité de nombreux dynamismes, mais aussi des tensions et parfois même, malheureusement,
Des divisions. C’est le cas jusqu’à présent avec la Fraternité Saint Pie X, dont dépendent le prieuré Notre Dame du Rosaire aux Fournils, à Saint-Germain-de-Prinçay, et l’école récemment ouverte à Puybelliard. Les prêtres présents n’ont pas reçu mission de l’Évêque de Luçon : leur ministère se situe donc aujourd’hui en dehors de la communion de l’Église catholique.

A Sainte-Cécile, une autre fraternité sacerdotale, la Fraternité Saint Pierre, est présente au service de l’institution scolaire l’Espérance à Bourdevaire. Attachée elle aussi à la « forme extraordinaire » du rite romain, c’est-à-dire à la façon de célébrer la messe suivant le missel de 1962, cette fraternité et ses prêtres sont en communion avec le Pape et Mgr Castet, évêque de Luçon : leur ministère est donc légitime et se situe dans la communion de l’Église catholique.

Nous héritons d’une situation complexe. Mais notre prière, une attitude fraternelle, la cohérence entre notre foi catholique, notre pratique religieuse et notre vie quotidienne peuvent nous permettre de mieux accueillir du Seigneur le don de l’unité. « Sacrement du salut »1, œuvre de Dieu, l’Eglise, dans son unité, est aussi notre mission « pour que te monde croie » que Jésus est l’envoyé du Père et l’unique Sauveur de tous.

Abbé Jacques GOMART Vicaire général

Le 21 juin,je serai ordonné "Diacre"

J’ai 29 ans. Je suis né et j’ai grandi à la Réunion, plus précisément à Mont-Vert-Les-Hauts, qui comme son nom l’indique est un quartier des hauts de Saint-Pierre, une ville au sud de l’île. Je n’ai pas de frère ni de sœur. Mes parents sont divorcés depuis une quinzaine d’années. Ma mère était enseignante spécialisée auprès des enfants en difficulté. Elle est maintenant retraitée. Mon père travaille à l’usine sucrière. J’ai fait toute ma scolarité dans l’enseignement public.

J’ai suivi le parcours de catéchèse que propose le diocèse : quatre années de catéchèse avec la 1ère communion à 8 ans et la confirmation à 12 ans.

Après cela, j’ai déserté les bancs de l’église jusque vers 18 ans. Dans ma jeunesse, j’ai fait beaucoup de sport et de musique. C’est justement par la musique que j’ai retrouvé le chemin de l’église. En effet, le curé de ma paroisse cherchait des musiciens pour une messe de Noël. Lorsqu’il m’a demandé de jouer de la guitare, j’ai tout de suite accepté : on ne refuse pas un premier concert devant 600 personnes !

Petit à petit, j’ai trouvé ma place au sein de la paroisse et j’ai repris goût d’aller à la messe… même sans jouer de la guitare.

Après un baccalauréat professionnel de mécanique automobile, je suis allé à Paris pour une école de musique où j’ai étudié la guitare jazz pendant deux ans. C’est au cours de cette période que j’ai commencé à cheminer vers le ministère de prêtre. J’étais engagé au sein de ma paroisse à Clichy. Je jouais de la guitare à la messe, j’étais animateur à l’aumônerie de l’enseignement public et bénévole au Secours Catholique. C’est en étant au service que le désir de servir le Christ et l’Eglise en tant que prêtre s’est fait sentir. À travers ces différentes activités j’ai aussi été interpellé par la figure du Christ qui nourrit les foules, qui guérit les malades, qui remet l’homme debout, qui mange avec les pécheurs et qui pardonne. C’est aussi en voyant des prêtres exercer, à l’œuvre, que je me suis dit : peut-être que je serai heureux en tant que prêtre ? J’ai alors poussé les portes du service des vocations et j’ai commencé à réfléchir avec d’autres jeunes. Après avoir obtenu mon diplôme de musique, je suis retourné à la Réunion pour faire une année prépa. Je suis ensuite parti un an à l’île Maurice pour l’année de fondation spirituelle. Au terme de ces deux années, je suis entré, en septembre 2010 au séminaire de Nantes.

Après avoir été en insertion à Montaigu, puis à Chantonnay, je suis aujourd’hui à la paroisse Sainte Marie-des-Olonnes depuis septembre dernier. Le 21 juin prochain, en l’église Notre Dame-de-Bon-Port, je serai ordonné diacre en vue du sacerdoce. Si je m’engage aujourd’hui comme diacre, c’est parce que je suis interpellé par Jésus-Christ qui s’est fait lui-même serviteur des hommes. J’ai le désir de le suivre et de l’imiter, d’être comme lui celui qui réconforte les malades, qui annonce la Bonne Nouvelle aux pauvres. M’engager comme diacre, c’est aussi une façon pour moi de donner et de partager à d’autres ce que j’ai reçu. En effet, j’ai eu la chance de rencontrer le Christ et de pouvoir approfondir ma foi. Je souhaite donc annoncer aux hommes l’Évangile car il donne sens à ma vie et me rend heureux. M’engager comme diacre, c’est aussi apporter ma pierre, aussi petite soit-elle, à La construction d’un monde où la fraternité et la solidarité dominent sur la violence et l’exclusion. Je veux donc être celui qui prend soin des liens entre les hommes.

C’est à travers les différentes activités auxquelles je participe sur la paroisse que je découvre les joies du service de l’Évangile. Tout d’abord, c’est une joie d’aider des enfants et des jeunes à grandir dans la foi. Je trouve beaucoup de joie à accompagner des collégiens préparant leur profession de foi ou leur première des communions. Je suis content de pouvoir leur faire découvrir la Bible, de leur apprendre à prier et de les aider à construire une amitié avec le Christ. C’est également un motif de joie lorsque je vois des jeunes de l’Aumônerie de l’Enseignement Public ravis de s’amuser, déjouer ensemble et de partager sur ce qui fait leur vie de collégien. Je suis heureux de les voir évoluer, s’épanouir, s’ouvrir et prendre des responsabilités. Avec d’autres personnes, j’accompagne un adulte vers le baptême. Lors de nos rencontres, les échanges et les partages
d’Évangile sont très riches. C’est pour moi une source de motivation que de voir quelqu’un en recherche et répondre à l’appel de Dieu.

C’est une joie de le soutenir dans sa démarche, de l’aider à rencontrer le Christ et à trouver sa place dans l’Église. Je ne peux m’empêcher de rendre grâce à Dieu quand des personnes se mettent en route vers le baptême ou vers la confirmation. C’est aussi un motif de joie de rencontrer, dans le cadre de la pastorale des migrants, des personnes venues d’autres pays et d’essayer de tisser avec elles des liens d’amitié.

Ces expériences me donnent l’occasion d’approfondir quelques aspects de la mission de l’annonce de la Parole de Dieu : écouter, travailler en équipe, aller à la rencontre des gens, les accompagner et les soutenir, être attentif aux plus petits. Cela me pousse à m’engager comme diacre pour me mettre au service des hommes et de l’Église et prendre soin du peuple de Dieu.

À quelques semaines de l’ordination diaconale, je suis profondément reconnaissant envers toutes les personnes qui m’ont accompagné pendant ces années au séminaire. Je remercie le diocèse de Luçon de m’avoir accueilli. C’est un beau témoignage de fraternité entre deux diocèses : des prêtres, des diacres et des laïcs de Vendée donnent de leur temps et partagent leurs savoir-faire et s’investissent pour former un séminariste qui n’est pas de leur diocèse. Je remercie les communautés chrétiennes de Montaigu, Chantonnay et des Sables-d’Olonne qui m’ont accompagné durant ces années.

Je suis aussi reconnaissant envers les jeunes que j’ai côtoyés. Je pense aux jeunes de ces paroisses mais aussi à ceux de l’équipe d’animation du pelé de Lourdes et de la JOC et de l’ACE.

À leur manière, ils m’ont fait progresser et m’ont aidé à avancer jusqu’à l’ordination. Dans le diocèse de Luçon, j’ai été heureux de découvrir la mission ouvrière en participant à une équipe ACO et en accompagnant la JOC et l’ACE. La vie en mouvement d’Action Catholique m’a fait grandir humainement et spirituellement.

Cela m’a rendu plus attentif au monde ouvrier, au milieu populaire et à ceux qui sont en marge. Une autre activité m’a aussi marqué dans mon cheminement : La rencontre des personnes migrantes. Leur histoire et leur témoignage de vie sont de belles leçons de courage et d’humilité. J’ai vécu beaucoup de moments de joie lors des repas-partage avec les personnes venues de différents pays. A leur côté j’ai découvert la fraternité de manière concrète : nous sommes tous frères, quelle que soit notre religion, notre langue, notre culture. Les personnes migrantes m’ont donné un autre regard sur le monde et elles élargissent ma prière.

Loïc Prugnières

Un Peuple aux multiples visages

Le Peuple de Dieu s’incarne dans les peuples de la terre, chacun de ses membres a sa propre culture. La notion de culture est un précieux outil pour comprendre les diverses expressions de la vie chrétienne présentes dans le peuple de Dieu. Il s’agit du style de vie d’une société précise, de ia manière propre qu’ont ses membres de tisser des relations entre eux, avec les autres créatures et avec Dieu. Comprise ainsi, la culture embrasse la totalité de la vie d’un peuple. Chaque peuple, dans son évolution historique, promeut sa propre culture avec une autonomie légitime. On doit cela au fait que la personne humaine « de par sa nature même, a absolument besoin d’une vie sociale », et elle se réfère toujours à la société, où elle vit d’une façon concrète sa relation avec la réalité. L’être humain est toujours culturellement situé : « nature et culture sont liées de façon aussi étroite que possible ». La grâce suppose la culture, et le don de Dieu s’incarne dans la culture de la personne qui la reçoit.

Pape François « la joie de l’Evangile » N°115

PELERINAGE à Lourdes :

Familles, et jeunes de 13-15 ans, avec Marie, vivez la joie de la mission !
Rendez-vous est donc pris du 24 au 28 juillet prochains pour ce pèlerinage présidé
par Mgr Castet. Tarifs et renseignements auprès du service diocésain des pèlerinages au 02 51 44 15 56 ou par mail : pelerinages@catho85.org.

Inscriptions avant le 5 juin

Un Pèlerinage en Terre Sainte

est organisé par le Doyenné de Chantonnay-Les Essarts du 20 au 27 octobre 2016. • :5
Renseignements : presbytères de Chantonnay et des Essarts.

Paroisse St Pierre des deux Lays

- Vendredi 5 juin de 14h30 à 18h et samedi 6 juin de 9h30 à 12h : Vide grenier organisé par le secours catholique de Chantonnay dans ses locaux près de la salle St Vincent de Paul, place Jeanne d’Arc. Ouvert à tous, il vous sera proposé : vêtements, chaussures, petits meubles, articles de puériculture, petit ménager, vaisselle, objets de déco. Le produit de cette opération sera utilisé pour répondre à des demandes d’aide d’urgence.

- La kermesse de l’école Saint André de Bournezeau aura lieu le dimanche 21 juin 2015 sur le site de la prairie des Papillons. Cette journée débutera à 11hOO par la messe en plein air, si le temps le permet. Un repli à l’église est prévu en cas d’intempéries.

- Préparation des pèlerinages de La Ricotière (6 sept) et de la Barillière (13 sept) le mardi 2 juin à 20h à l’Espace St Vincent de Paul.
- Un prêtre libanais, le P. Samer MASSIF, avec l’association « Aide à l’Eglise en Détresse », prêchera aux messes du samedi 6 et dimanche 7 juin. Il témoignera de la vitalité et des épreuves des communautés chrétiennes du Liban et d’Orient. A la sortie des messes, un stand de presse sera à disposition, ainsi que la possibilité d’apporter son soutien financier à l’association, pour lui permettre de répondre aux besoins des Eglises locales les plus souffrantes.

BAPTEMES CÉLÉBRÉS SUR LA PAROISSE