Bulletin de novembre 2015

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Baissons notre regard pour élever la réalité de notre vie

De la mi-octobre à la mi-novembre, les agriculteurs profitent de cette période pour semer leurs céréales : blé tendre ou dur, orge, triticale. Le pain, base de la nourriture de notre monde occidental, oblige les céréaliers à produire toujours plus. Cette réalité terrestre n’avait pas échappé à Jésus. Nous pensons à la parabole où le semeur fait tomber du grain sur différentes surfaces ou encore à celle de l’ivraie et du bon grain. Nous vient également à l’esprit, la parole suivante : « Si le grain tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit ». Aujourd’hui, croyant ou non, droit dans nos bottes ou hésitant dans nos relations avec Dieu, que pouvons-nous tirer de cette période des semailles ?

D’abord, la patience. Entre cette période d’automne et la moisson mi-juillet, nous vivons un laps de temps important. A l’heure où nous voulons tout, tout de suite, sachons regarder le grain de blé qui lève et pensons à la moisson qui se profile dans un horizon lointain. Sachons patienter, attendre dans notre vie et celle des autres, vivons le temps présent, ne brûlons pas les étapes.

Ensuite, la confiance. Jeter en terre des grains de blé qui pourraient être utilisés dans notre nourriture, c’est oser un pari fou, un avenir qui devrait répondre à nos attentes. Le blé, en plein hiver, végétera entre les fortes pluies qui le feront jaunir et le gel qui l’affaiblira. Il pourra être atteint de la rouille au sortir de l’hiver ou être échaudé avec un printemps trop brûlant. Dans notre vie mouvementée, avec les nuages gris qui s’accumulent au-dessus de nos têtes, avec les imprévus qui nous perturbent, vivons dans une relative confiance.

Enfin, mettons tous les atouts de notre côté. L’agriculteur ne sèmera pas son blé dans une terre non préparée et avec des conditions météorologiques déplorables. Pour nos relations, nos projets, sachons utiliser sans démesure des valeurs qui pourraient nous mener à une vie meilleure : savoir anticiper, prendre le temps de la réflexion, choisir le dialogue et non pas agir sur un coup de tête, être réaliste, ne pas baisser les bras devant une difficulté.

Ayons un cœur ouvert et léger, disponible et bienveillant, pour accueillir Dieu à travers des semences qui ne seront jamais périmées : sa parole, son pain, son amour, sa force.

Roland DREILLARD, Diacre – Paroisse Ste Croix

Transmission par l’échange …

La préoccupation de l’agriculteur en cette période de semis de blé, c’est de faire confiance en l’avenir, à la nature et à la marche perpétuelle du temps.

Quand on a des terres à cultiver, on a envie de les voir fructifier et on met tout en œuvre pour qu’elles rendent le meilleur : on prépare la terre le mieux possible et on est satisfait du travail bien fait.

On met des graines en terre pour avoir le plaisir de voir lever et se développer les plantes.

Tout au long de l’hiver et du printemps, c’est une observation permanente des cultures, avec les espoirs et les déboires en fonction de la météo. On prend patience face aux aléas. Rien n’est perdu. Et si la récolte est moyenne cette année, on sait qu’on a fait de notre mieux et que la prochaine récolte pourra être meilleure.

On regarde aussi ce qui se passe dans le champ du voisin et on s’échange nos idées pour apprendre de nouvelles façons de faire. On sait qu’on ne maitrise pas le temps et cela nous rend humble.

On participe à la Création en apportant le meilleur de notre travail.

GERARD et MARIE

Transmission de la foi aux collégiens …

La pastorale au collège vise d’abord la qualité du regard porté sur l’autre, regard inspiré par celui de Jésus, regard qui n’enferme pas mais qui ouvre toujours vers un avenir possible. »

Ce que j’essaye de transmettre au collège depuis 2 ans ?

Ma mission première au collège est d’accueillir et d’accompagner chacun des élèves qui me sont confiés. Accueillir l’enfant tel qu’il est et l’emmener à son tour à accueillir et respecter les autres, afin que chacun se sente considéré au sein de l’établissement et dans sa vie. C’est aussi permettre à chaque enfant de développer et mettre en avant ses compétences, d’être responsable et solidaire des autres. J’aime aussi lors des différents temps forts et en catéchèse faire découvrir aux enfants qu’ils sont aimés en reconnaissant leurs qualités, en soulignant leurs talents, en les valorisant tout simplement … Ils ont du prix à nos yeux …

C’est avec beaucoup d’humilité qu’il faut grandir et accompagner ces enfants, les graines semées porteront peut-être leurs fruits un jour ou l’autre. Quoi qu’il en soit je reste persuadée que les années collège, les temps forts, les témoignages et actions de solidarité que chacun d’entre eux aura pu vivre laissera des traces dans leurs vies futures.

Valérie BROUSSEAU - Chargée de mission en pastorale
Collège Saint Joseph – Chantonnay

Transmission de la foi … de jeunes parents

« Tu penses que Jésus serait content ? » c’est par ces quelques mots qu’on aborde parfois en famille les valeurs chrétiennes qu’on souhaite transmettre à nos enfants… De relier les valeurs de l’Eglise comme la solidarité, le respect de l’autre, la rencontre de la différence à une vie de famille, c’est faire réfléchir les enfants, dans l’instant, au fait de vivre en Chrétien au quotidien. Ces valeurs universelles pourraient bien sûr être transmises sans faire référence à notre foi mais cela permet justement de les relier à une notion d’universalité, d’appartenance à un groupe auquel on souhaite qu’ils s’identifient et les font sortir d’un unique souhait parental.

De préparer une crèche à noël, d’accorder de l’intérêt à ce qu’ils vivent au caté, d’essayer de se rendre disponible pour participer aux célébrations, de montrer de l’enthousiasme à la préparation des sacrements donnent de l’importance à la construction de leur foi et montre l’attachement que nous avons à leur inscription dans la vie chrétienne.

Quand ils peuvent nous dire « on sait bien que ça te fait plaisir qu’on fasse du caté », ou quand ils ne s’opposent pas (ou peu !!!) à participer aux célébrations qui rythment une année liturgique, on comprend alors que cette foi, vécue simplement au quotidien par des petits mots ou des propositions simples, fera partie de leur identité, quoiqu’ils en fassent plus tard.

En tant que parents, d’assumer d’être chrétien dans son quotidien, en toute simplicité, et d’en témoigner librement pourra peut-être les aider à se sentir à la hauteur de faire partie de L’Eglise, sans avoir peur des a priori.

Hélène Boisseleau

Transmission de la foi aux enfants dans le cadre de l’A.C.E.

Des semailles à la récolte. Il y a plus de 35 ans déjà, je me souviens avoir pris la responsabilité d’un club ACE. Les années ont passé et voilà que depuis 5/6 ans je me retrouve à nouveau responsable d’un club, avec les enfants de ceux que j’ai accompagnés il y a bien longtemps…

Je m’interroge ! Qu’est-ce qui fait que ces enfants se retrouvent en groupe, là en 2015 ? N’est-ce pas ce que leurs parents ont appris et transmis ? N’est-ce pas l’amour du vivre ensemble ? N’est-ce pas ces graines semées de projets, de valeurs chrétiennes qui ont germé ? N’est-ce pas ce que le mouvement d’action catholique veut permettre ? L’ACE donne goût aux enfants de vouloir se retrouver régulièrement, pour partager, découvrir l’amitié, pour s’affirmer, pour débattre et agir …

Les temps de récollection vécus chaque année, proposent la relecture de ce qui se vit en groupe, à la lumière de l’Evangile.

Comme le semeur dans saint Matthieu (13,3-9), des graines sont tombées dans la bonne terre, elles ont grandi et ont donné du fruit.

UNE RESPONSABLE de club

Réflexion biblique.

La nature, dans ses rythmes, dans sa lenteur même, nous dit quelque chose de la patiente espérance de Dieu. « La nature est – écrit le pape François qui cite les évêques canadiens dans son encyclique Laudato Si’– une révélation continue du divin » (n°85). Ouvrons la bible.

« Regardez le cultivateur – nous invite saint Jacques – il attend le fruit précieux de la terre sans s’impatienter » (Jac 5, 7), faisant ainsi écho à ce passage de l’Evangile de saint Marc : « que le semeur dorme ou qu’il soit debout, la semence germe et grandit, il ne sait comment » (Mc 4,27). Lente germination qui se fait, patience du semeur qui sait que le temps de la moisson viendra, action de Dieu qui s’accomplit de toute façon, comme l’exprime également cette autre image, de la bouche de Dieu, chez le prophète Isaïe : « Comme descend la pluie ou la neige du haut des cieux, et comme elle ne retourne pas là haut sans avoir saturé la terre, sans l’avoir fait enfanter et bourgeonner (…) ainsi se comporte ma parole du moment qu’elle sort de ma bouche : elle ne retourne pas vers moi sans résultat, sans avoir exécuté ce qui me plaît et fait aboutir ce pour quoi je l’avais envoyée. » (Is 55, 10).

Nous savons que Jésus, qui a beaucoup parlé des semailles et des moissons, s’est appliqué à lui-même l’image du grain de blé, « qui doit mourir pour porter du fruit » (Jn 12,24). La vie, et comme aime à le préciser l’apôtre Jean, « la vie en abondance » est à cette condition, celle d’une lente germination.

Jean-Marie BOUNOLLEAU

Paroisse St Pierre des Deux Lays

- Dimanche 15 novembre 2015 : Journée nationale du Secours Catholique :

Accueillir, écouter, accompagner, orienter parfois, apporter un soutien matériel, alimentaire, financier, tels sont les rôles des bénévoles de l’accueil du Secours Catholique.
Nos activités :

Un accueil-café, a lieu chaque jeudi et vendredi après-midi (14h30/17h), 15 place Jeanne d’Arc.

Un espace vêtement est ouvert chaque vendredi après-midi, vente à petits prix : c’est aussi un moment de convivialité autour d’un café.

Un atelier de convivialité a lieu chaque semaine proposant des jeux, du bricolage :
Chaque mercredi après-midi des petites vacances scolaires, les enfants des adultes apprenant le français et leur maman viennent partager des jeux (Scrabble, jeux de cartes, etc…). Ces après-midis se terminent par des gâteaux préparés par les mamans et des boissons.
Apprentissage du français : étrangers et immigrés travaillant dans le secteur. Huit bénévoles y participent et nous avons toujours plus de demandes.
Aides financières : de plus en plus de personnes sont en demande d’emplois : le chômage augmentant. Nous faisons des dons, des crédits : en dons d’urgence (aide au gaz, électricité, chauffage, carburant) nous avons dépanné de nombreuses familles cette année.

Aides alimentaires : Les ressources deviennent insuffisantes : (3,4 €uros/ jour) chaque mois nous recevons environ 60 familles. Nous avons des demandes d’urgence alimentaire. Au cours de l’année l’équipe a reçu une centaine de familles.
Voici notre téléphone « d’urgence du Secours Catholique » 06.86.60.90.61.
Vos dons, chaque année, sont toujours généreux, lors de la quête nationale. Nous vous en remercions et nous comptons encore sur vous. Grâce à vous, il y a des résultats encourageants et positifs. Merci.

N.B. : Des gâteaux seront vendus à la sortie de l’église. Le dimanche 15 novembre, un accueil café est également prévu à l’espace St Pierre à 12h00. Nous vous rappelons, comme chaque année la collecte nationale de la Banque alimentaire effectué par le Secours Catholique : les 27 et 28 novembre 2015.
Nous avons besoins de bénévoles. Merci.

- Le mercredi 11 novembre : commémoration à 9h à St Vincent Puymaufrais.

- Le dimanche 8 novembre, nous ferons mémoire des défunts de nos familles, particulièrement ceux décédés cette année

- Le samedi 14 novembre : visite des confirmands à l’évêché de Luçon de 14h à 16h

- Le dimanche 29 novembre 11h à l’église de Chantonnay, les confirmands remettront leur lettre de demande du sacrement au cours de la messe.