29 novembre 2015 : premier dimanche de l’Avent

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N°25. Le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour l’humanité. Les pires conséquences retomberont probablement au cours des prochaines décennies sur les pays en développement.

Beaucoup de pauvres vivent dans des endroits particulièrement affectés par des phénomènes liés au réchauffement, et leurs moyens de subsistance dépendent fortement des réserves naturelles et des services de l’écosystème, comme l’agriculture, la pêche et les ressources forestières. Ils n’ont pas d’autres activités financières ni d’autres ressources qui leur permettent de s’adapter aux impacts climatiques, ni de faire face à des situations catastrophiques, et ils ont peu d’accès aux services sociaux et à la protection. Par exemple, les changements du climat provoquent des migrations d’animaux et de végétaux qui ne peuvent pas toujours s’adapter, et cela affecte à leur tour les moyens de production des plus pauvres, qui se voient aussi obligés d’émigrer avec une grande incertitude pour leur avenir et pour l’avenir de leurs enfants.

L’augmentation du nombre de migrants fuyant la misère, accrue par la dégradation environnementale, est tragique ; ces migrants ne sont pas reconnus comme réfugiés par les conventions internationales et ils portent le poids de leurs vies à la dérive, sans aucune protection légale. Malheureusement, il y a une indifférence générale face à ces tragédies qui se produisent en ce moment dans diverses parties du monde. Le manque de réactions face à ces drames de nos frères et sœurs est un signe de la perte de ce sens de responsabilité à l’égard de nos semblables, sur lequel se fonde toute société civile.

Ci-dessus, voici un extrait, un numéro du texte écrit par le pape sur la sauvegarde de la maison commune, « Laudato si’ », l’encyclique sur ce thème de l’écologie… au moment où se tient dans notre pays la conférence sur le climat, la COP 21 qui démarre demain lundi.

Chaque dimanche de ce temps de l’Avent, nous vous proposerons ainsi quelques extraits – bien courts sans doute – pour que vous puissiez avoir une idée de ce que le pape a écrit et, peut-être, vous donner le goût et l’envie d’aller lire l’ensemble du texte.

Parce que, nous le sentons bien, nous sommes tous concernés. Le pape François qui vit actuellement un voyage en Afrique l’a redit devant l’ONU à Nairobi : « Nous sommes placés devant un choix que l’on ne peut ignorer : soit améliorer la qualité de l’environnement, soit détruire l’environnement … L’échec de la COP 21 aura des conséquences catastrophiques ».

Dans son texte le pape François, nous donne des clés pour comprendre ; il nous aide à mieux nous situer, pour au bout du compte, apporter, chacun et ensemble, notre contribution. Et, la première contribution que nous pouvons apporter, c’est déjà, sans doute, d’y réfléchir !

Ce Numéro 25 est tiré du 1er chapitre qui fait en quelque sorte un état des lieux. En écho à l’Evangile que nous venons d’écouter, il y a autour de nous un certain nombre de signes préoccupants de la dégradation de notre maison commune. « Les nations affolées et désemparées par le fracas des mers » de l’Evangile, ce sont aujourd’hui « les répercussions environnementales, sociales, économiques, politiques » aussi, du changement climatique. Nous pensons aux tempêtes plus fortes, aux inondations spectaculaires qui se passent chez nous, mais d’autres parties du monde sont encore plus touchées et avec elles, des populations entières qui souffrent. Dans le n° suivant, le pape écrit : « Beaucoup de symptômes indiquent que ces effets ne cesseront pas d’empirer si nous maintenons les modèles actuels de production et de consommation ».

Le pape François n’y va pas avec le dos de la cuillère – si on peut dire ! – pour dénoncer un certain nombre de maux qui affectent notre terre et des populations entières. La fin du n° que vous avez, évoque, par exemple, la situation dramatique des réfugiés, « signe de la perte de notre sens de la responsabilité à l’égard de nos semblables ».

Pour autant – et comme l’affirme l’Evangile d’aujourd’hui - le ton de l’encyclique est optimiste, rempli d’espérance. « Quand vous verrez cela, redressez-vous et relevez la tête ! ».

Le pape croit en l’homme, en ses capacités à faire évoluer les choses de manière positive. Parce que l’homme n’est pas seul. Avec les autres, avec la force de l’Esprit-Saint qui rejoint chacun, avec Dieu – et je cite l’avant dernier numéro, le n°245 – « lui qui nous appelle à un engagement généreux, et à tout donner, il nous offre les forces ainsi que la lumière dont nous avons besoin pour aller de l’avant… Il ne nous laisse pas seuls, parce qu’il s’est définitivement uni à notre terre, et son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins ».

N’est ce pas ce que nous nous apprêtons à fêter avec Noël ? Ce Dieu qui s’est définitivement uni à notre terre, et qui désormais fait route avec nous. Il est avec nous et nous porte à trouver de nouveaux chemins.

Nous pouvons prendre le temps de lire personnellement ce numéro qui se trouve sur nos feuilles.