13 décembre 2015, 3ème dimanche de l’Avent.

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[bleu marine]N°230. L’exemple de sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie de l’amour, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. En attendant, le monde de la consommation exacerbée est en même temps le monde du mauvais traitement de la vie sous toutes ses formes.[/bleu marine]

[bleu marine]N°231. L’amour, fait de petits gestes d’attention mutuelle, est aussi civil et politique, et il se manifeste dans toutes les actions qui essaient de construire un monde meilleur. L’amour de la société et l’engagement pour le bien commun sont une forme excellente de charité qui, non seulement concerne les relations entre les individus mais aussi les « macro-relations : rapports sociaux, économiques, politiques ». C’est pourquoi, l’Église a proposé au monde l’idéal d’une « civilisation de l’amour ». L’amour social est la clef d’un développement authentique : « Pour rendre la société plus humaine, plus digne de la personne, il faut revaloriser l’amour dans la vie sociale — au niveau politique, économique, culturel —, en en faisant la norme constante et suprême de l’action ». Dans ce cadre, joint à l’importance des petits gestes quotidiens, l’amour social nous pousse à penser aux grandes stratégies à même d’arrêter efficacement la dégradation de l’environnement et d’encourager une culture de protection qui imprègne toute la société. Celui qui reconnaît l’appel de Dieu à agir de concert avec les autres dans ces dynamiques sociales doit se rappeler que cela fait partie de sa spiritualité, que c’est un exercice de la charité, et que, de cette façon, il mûrit et il se sanctifie.[/bleu marine]

« Que devons-nous faire ? » Avec l’Evangile d’aujourd’hui, c’est la question qui retentit.

C’est sans doute que la prédication de Jean-Baptiste, à l’époque, a fait mouche ! Elle a fait réfléchir. Elle a provoqué les auditeurs à une prise de conscience. Attendre ne suffit pas. On ne peut pas rester les bras croisés et espérer que les choses bougent et évoluent d’elles-mêmes.

L’encyclique du pape François participe de cette prise de conscience en train de se faire en rapport à la dégradation de notre milieu naturel, de la disparition quasiment programmée d’espèces menacées, des relations abimées entre les hommes…
La question, comme dans l’Evangile, surgit alors : « que devons-nous faire ? »

Comme le pape l’écrit au début du premier chapitre, nous devons [bleu marine]« oser transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde, et ainsi reconnaître la contribution que chacun, nous pouvons apporter » (n°19).[/bleu marine]

Déjà, les uns et les autres, nous apportons notre pierre… en réfléchissant à nos déplacements, en pensant au tri des déchets, en recherchant des économies d’énergie, en achetant des fruits et légumes de saison, en valorisant les circuits courts dans la distribution … et sans doute encore plein d’autres choses.

Le pape n’est pas en reste dans son encyclique ; il propose des gestes très concrets comme le covoiturage, le recyclage… Il invite à prendre un gilet plutôt que d’augmenter le chauffage, pour ne donner que quelques exemples.

En prenant l’exemple de Ste Thérèse – c’est le 1er n° que vous avez sur votre feuille – il attire même notre attention sur d’autres aspects de notre agir. Nous faisons aussi de l’écologie quand nous offrons un sourire, un mot aimable ou encore quand nous sommes plein d’attention pour les autres. [bleu marine]« Une écologie intégrale est ainsi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme ».[/bleu marine]

Oui, l’écologie n’est pas simplement celle des petits oiseaux, des arbres ou de notre assiette ! C’est une écologie humaine – intégrale dit même le pape – parce qu’elle concerne la vie sous toutes ses formes. « Ne faites ni violence, ni tort à personne » dit Jean-Baptiste aux soldats qui, eux aussi, viennent lui demander « que devons-nous faire ? »

Le n° suivant attire notre attention sur l’autre dimension de notre agir. Parce que, si nous sommes appelés à penser à notre attitude personnelle pour changer des choses, il faut aussi penser à la dimension collective, sociale, politique.
Les choses ne pourront avancer que si nous jouons sur ces deux tableaux. Ne faut-il pas des lois pour nous inciter à consommer plus propre par exemple ? Et en même temps, les choses bougent dans la mesure où chacun, par ses actions, influe sur l’ensemble.

La COP 21 est terriblement importante de ce point de vue, de la même manière que l’action des corps intermédiaires, de la même manière que la vie politique, ou encore de la même manière que [bleu marine]« les mouvements de consommateurs qui – je cite le pape au n°206 – peuvent exercer une pression saine sur ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et social ».[/bleu marine]

« Que devons-nous faire ? » dans ce défi de la sauvegarde de notre maison commune, le pape nous invite à penser à la fois « personnel » et « collectif » ; il attire notre attention sur ce que nous pouvons faire chacun et ce que nous pouvons aussi, ensemble.

Parce que, pour reprendre une autre expression de l’encyclique, « tout est lié » et c’est en jouant sur tous les niveaux d’action que nous rendons les choses possibles…