Bulletin de février 2016

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Partager oui, mais comment et pourquoi ?

Un événement national a marqué durablement l’Eglise de France, c’est « Diaconia 2013 ». 3000 personnes se sont retrouvées à Lourdes pour un partage d’expériences et une recherche sur le service de la fraternité.

L’écoute de personnes en situation de précarité, de fragilité a fait bouger la manière de comprendre et de vivre le partage. Une conclusion de Diaconia 2013 a interrogé fortement nos manières de faire : « Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager ».

Désormais, entre celui qui donne et celui qui reçoit se vit un échange qui va faire bouger l’un et l’autre, et entrainer chacun dans une dynamique d’ouverture et d’enrichissement mutuel. Le pape François lui-même insiste sur les possibilités de ceux qu’on appelle les pauvres, sur leur capacité à infléchir, orienter les évolutions du monde. A une logique de profit, il s’agit d’opposer une logique de solidarité, et de fraternité. Ce n’est pas gagné, c’est un grand défi mais n’est-ce pas la logique de l’évangile où Jésus donne en exemple ceux pour lesquels le don est plus important que tout .Ce n’est pas pour rien qu’il met en valeur la grandeur du geste de la veuve qui donne de son nécessaire et pas seulement de son superflu.

Ce bulletin présente les multiples facettes du partage. La parole est aux actes et pas seulement aux intentions généreuses. Dans une société où tout se monnaie, le partage fait vivre du gratuit, du profitable pour la vie de tous. Devant le risque d’enfermement sur ses seuls intérêts, il provoque à se ressaisir pour penser bien commun, fraternité et « maison commune » selon la formule du pape François. Faisons preuve d’inventivité. Sur le front d’une solidarité active, les chrétiens sont attendus.

Abbé Guy BOUDAUD – paroisse Ste Croix-des-Essarts

Partager en famille

Il existe plusieurs sortes de partage en famille. Nous partageons chaque jour les repas, mais aussi les difficultés ou les joies de chacun. Plus nous sommes nombreux, plus nous avons de joies à partager : les anniversaires, les jours de fête, comme les baptêmes, les premières communions, les professions de foi et la confirmation.

Cette année, nous pourrons réunir notre famille élargie plusieurs fois à l’occasion de ces quatre célébrations fêtées par nos enfants. Pour ces derniers, partager consiste aussi à prêter ses jouets, ses affaires avec les frères et sœurs. Ce n’est pas toujours facile ! Il faut attendre et faire confiance à l’autre et accepter d’avoir moins.

Partager nous fait revenir à l’essentiel ; nous détacher de ce qui est matériel et multiplier les joies et la charité qui viennent de Dieu.

BERNADETTE - Ste Cécile

Partager grâce au Jardin Solidaire

Selon le Larousse : « Action de partager, de diviser en portions, en parties. » Concernant l’expérience du Secours Catholique à St Martin, je préfère le mot Solidarité : « Relation entre personnes, qui entraîne une obligation morale d’assistance mutuelle » … et de partage.

Le Secours Catholique a pour slogan « Etre près de ceux qui sont loin de tout ».
Le jardin, qui fonctionne depuis cinq ans à St Martin, est fondé sur une solidarité de jardiniers. Aussi l’avons-nous appelé « Jardin Solidaire ». Chaque début de saison, le jardin est partagé. Des bénévoles parrainent et conseillent les jardiniers qui prennent à leur compte la parcelle qui leur est confiée et l’ensemble des parties communes
Sur le projet 2012/2016 du Secours Catholique, je relève : « Il est nécessaire de faire évoluer nos activités, trop souvent marquées par l’assistanat, vers l’écoute et l’accompagnement des personnes les plus démunies ».

Au jardin solidaire, la récolte de légumes a pour but d’alléger le budget nourriture bien sûr mais la démarche va plus loin. Les jardiniers et les parrains œuvrent ensemble. Des liens se tissent entre des gens qui ne se seraient peut-être jamais rencontrés sans cela. Faire ensemble, et non pas faire à la place ou donner, respecte la dignité de chacun.

Notre fonctionnement est basé sur la solidarité et le partage.

Antoine CARRE - St Martin-des-Noyers

Partager son temps et son savoir avec les enfants par l’outil en main

C’est avec plaisir que je m’y suis engagé. Aller deux heures le mercredi (sauf pendant les vacances scolaires) transmettre ce qui m’a été transmis, le faire partager aux jeunes enfants, le plaisir de travailler de la matière et de créer.

J’aime bien demander ce qu’ils souhaitent réaliser en métallerie et créer la pièce dans la mesure du réalisable … Car ce n’est pas facile pour des enfants de 9 à 12 ans de travailler le fer ; mais de leurs mains sont sortis des multiples bougeoirs, Tours Eiffel, fleurs et même une figurine de voiture …

Ce temps d’initiation au travail manuel est important et rejoint les bases scolaires par l’application pratique.

Des jeunes enfants peuvent trouver leur épanouissement et ils découvrent une panoplie de métiers (treize ateliers). Transmettre que le travail manuel est aussi une valeur et bien des gens en vivent. Dans notre monde informatisé et super médiatisé, être au pied de « l’établi » nous remet les pieds sur terre : cela nous fait comprendre qu’il faut du temps, de la patience et de l’apprentissage pour réaliser des produits de nos mains et tout le monde peut essayer.

Le partenariat enfants et hommes/femmes de métiers (beaucoup de retraités) est un moment privilégié.

GILBERT - Chantonnay

« L’OUTIL en MAIN » est une association créée en 2010 à Chantonnay pour initier des jeunes dès l’âge de 9 ans aux métiers manuels.

Repas partage au profit de la Bolivie

Le dimanche 25 octobre dernier, nous nous sommes retrouvés 288 convives à l’Oie pour partager un repas en faveur de la Bolivie (pays choisi pour la deuxième année consécutive par le secteur des Essarts).

Dès le matin des bénévoles, personnes aidées, amis, dans un esprit de partage et d’amitié ont préparé et décoré la salle aux couleurs de la Bolivie, fait cuire la traditionnelle mogette et griller le jambon.

Jean-Marie Hyvert - animateur à la Délégation du Secours Catholique Vendée - a fait un exposé sur la Bolivie dont l’objectif est de renforcer la capacité productive et la participation sociale des paysans et indigènes de quarante communautés de quatre municipalités de la Bolivie orientale. 60 % de ses 9,9 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté ; ce pays est fortement touché par le changement climatique, d’où l’importance de l’aide Caritas. Une personne ayant fait un voyage dans ce pays a témoigné de l’accueil, de la générosité de cette population. La chorale de Boulogne-La Merlatière nous a fait partager sa joie de chanter, en interprétant plusieurs chants de son répertoire. Chorale qui a été très chaleureusement applaudie par l’assistance.

La soirée s’est terminée par le tirage de la tombola dont les lots ont été offerts gracieusement par des commerçants et particuliers.

Cette Journée fut remplie de moment de partage de rencontre d’amitié et de fraternité.

MARTINE et PAULETTE
Bénévoles au Secours Catholique du secteur des Essarts

Le CCFD/Terre Solidaire : partage,partenariat et solidarité

Le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) a été créé en 1961 par les évêques de France pour lutter contre la faim dans le monde. Au cœur de toutes ses actions s’exprime sa passion pour la promotion de tout homme et de tout l’Homme. Il finance chaque année 450 initiatives dans 56 pays du Sud et de l’Europe de l’Est. Depuis 2008, il se nomme CCFD-Terre Solidaire.

Les initiatives de développement qu’il soutient sont promues et mises en œuvre par les partenaires des pays en voie de développement. Le partenariat c’est une façon d’agir avec des acteurs de transformation sociale et de faire émerger des modèles alternatifs de développement à partir de territoires. Cette notion de partenariat me semble déterminante, nous plaçant, eux, là-bas, et nous, ici, sur le même terrain d’égalité, de solidarité et de partage.

Le CCFD-Terre Solidaire appelle chacun à une plus grande solidarité internationale et invite plus particulièrement au partage pour soutenir les actions des femmes et des hommes qui luttent contre les causes de la faim dans les pays du sud (quêtes du 5ème dimanche de carême, collectes nationales et appel au don régulier). Il a besoin aussi de l’engagement de bénévoles dans les équipes locales pour faire connaître ses actions (partage de son temps). Il met l’accent sur la solidarité : nous sommes tous enfants d’un même Père, tous enfants d’une même terre dont nous sommes responsables.

Au sein de l’équipe locale CCFD-Terre Solidaire du doyenné, nous sommes une dizaine de membres actifs plus quelques autres qui suivent notre action et nous soutiennent. Nous organisons des rencontres pour faire connaître les projets du CCFD, notamment au moment du carême lors de la venue en Vendée de partenaires. Egalement pendant le carême, en signe de partage, nous invitons à un repas pain-pomme, le montant du repas offert est envoyé au CCFD. Nous organisons également les collectes annuelles et participons aux assemblées diocésaines. Enfin, nous préparons des soirées de réflexion en partenariat avec d’autres mouvements (cette année avec le CMR, la Pastorale des migrants et le Secours catholique, sur le thème des migrants). Nous accueillons bien volontiers au sein de notre petite équipe toute personne de bonne volonté qui partage les idées du CCFD.

Monique AVRIL pour l’équipe locale du CCFD-Terre Solidaire

Paroisse St Pierre des Deux Lays





 - Entrée en carême, le mercredi des Cendres, 10 février, célébration ouverte à tous avec une liturgie de la Parole proposée aux enfants : 11h30 à Sigournais et 18h30 à Mouchamps

 - Propositions de carême.
Un feuillet rassemblant toutes les propositions de carême pour les deux paroisses sera bientôt disponible.

 Le carême nous invite à la conversion du cœur, et cette conversion naît de l’écoute de la Parole de Dieu. Pourquoi ne pas mettre l’accent, en ce carême, sur cette écoute de la Parole de Dieu en participant à la rencontre désormais habituelle du mercredi soir, temps de lecture, de réflexion sur les textes du dimanche ? (20h, le mercredi soir, à la salle St Pierre près du presbytère, avec l’équipe liturgique de service).

Le carême nous invite à accueillir le pardon du Seigneur pour mieux en vivre avec nos frères et sœurs. Pourquoi ne pas célébrer et recevoir ce sacrement de réconciliation ? Un prêtre sera présent chaque samedi du temps de carême, de 10h30 à 12h, alternativement dans les églises de Chantonnay (13 février, 27 février, 12 mars, 26 mars) et Mouchamps (20 février, 5 mars, 19 mars).

 - Fête de l’Alliance. Dimanche 6 mars à Chantonnay. Les couples qui, cette année, arrivent à un anniversaire de mariage sont invités à le fêter avec l’ensemble de la communauté paroissiale, avec les couples qui se marieront cette année. Merci de vous faire connaître au presbytère de Chantonnay.

 - Merci à tous ceux qui ont participé à la collecte paroissiale. Il est toujours possible d’adresser vos dons au presbytère de Chantonnay.

- Les inscriptions pour le pèlerinage en Terre Sainte du 20 au 28 octobre 2016 sont ouvertes. Si vous êtes intéressés, vous pouvez vous adresser aux presbytères de Chantonnay ou des Essarts

- L’offrande demandée pour une messe est de 17,00€

Si vous souhaitez donner des intentions de messes pour le prochain bulletin
Veuillez le faire au plus tard le dimanche 14 février 2016

A noter : Le calendrier des messes est régulier, pensez à bien vérifier vos dates avant de déposer votre demande. Sinon elle sera reportée au mois suivant