Bulletin de juillet 2016

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Partir…

Nous voilà en juillet. Pour tous les scolaires et les enseignants commence le temps des « grandes vacances ». Nombreux aussi vont profiter de ce temps pour partir, changer d’air, se refaire une santé … Nombreux aussi resteront à la maison pour de multiples raisons, parce que ce n’est pas l’habitude de partir, la santé ou les finances ne le permettent pas, il faut veiller sur une personne proche du grand départ. Chacun doit trouver les moyens de s’arrêter, de se reposer, même si on reste à la maison. Dans l’évangile, nous voyons Jésus qui prend le temps de s’arrêter : « Il se retira seul dans la montagne ». Juillet et août sont des mois privilégiés pour prendre ce temps de repos, mais c’est toute l’année que nous avons à nous aménager des temps de respiration, tant pour notre santé corporelle que pour notre santé spirituelle.

Dans ce bulletin nous avons laissé la parole à des jeunes et des adultes qui ont pris de temps de cette respiration ; et même si pour beaucoup d’entre nous Compostelle, un pèlerinage, ou une marche ne se fera jamais, c’est toujours bon d’entendre le témoignage de gens qui sont partis…

Abbé Jean BUTON - Chantonnay

En … chemins …

Pourquoi as-tu fait, ou pourquoi veux-tu faire le chemin de Compostelle ?
Ah ! L’éternelle question que l’on pose à quelqu’un qui vous parle de son désir d’effectuer ce voyage, ou encore à celui qui l’a déjà parcouru ou qui le parcourt.

Les réponses sont souvent du genre "J’ai besoin de me retrouver seul avec moi-même", "Besoin de faire un break dans ma vie", "D’être en contact avec la nature", "Faire des rencontres", etc.

Pas facile de répondre à cette question.

Pourquoi faire le Chemin ? C’était la question que je me posais. Cela fait plusieurs années que ma femme et moi-même souhaitions vivre cette aventure, nous nous disions à la retraite nous fermerons la porte de la maison et sac au dos nous emprunterons le chemin jusqu’à Compostelle. Pas pour raison religieuse ou sportive, juste une envie de réaliser ce rêve.

Et un jour !!,

Pourquoi attendre la retraite, pourquoi remettre au lendemain. La vie est ce qu’elle est avec ces moments de bonheur et de peine. Comme une évidence. Ce fût un peu comme une évidence, un besoin d’accomplir quelque chose pour soi, pour les autres.

Un besoin d’aller chercher des réponses.

Etant tous les deux en activité, nous le réalisons en plusieurs étapes.

Chaque départ est un plaisir et chaque fin a un sentiment d’inachevé.

Mais qu’importe, chaque année nous revenons plus fort par les rencontres que nous faisons, par un sourire quand vous rencontrez une personne, un mot « bon chemin ou bon camino », un regard rempli d’émotion qui en dit long ! Les discussions avec les personnes lorsque vous demandez votre chemin, qui vous racontent leurs histoires. Pour l’un, ses parents se sont rencontrés sur le chemin, il en était fier et on ressentait dans sa façon de s’exprimer son émotion. Une autre personne aurait aimé le faire, mais dans l’impossibilité de réaliser ce rêve à cause de problème de santé. Des enfants qui jouent et qui demandent si vous avez besoin d’eau. Les rencontres avec les autres pèlerins, sont des moments très forts, chacun a son histoire qui lui est propre : pas de question, pas de riche ou de pauvre, seulement des pèlerins marchant sur le chemin. Votre conjoint sur lequel vous pouvez vous appuyer lorsque vous êtes fatigué, le matin lorsque vous partez de bonne heure, lorsque il faut faire preuve d’humilité devant la splendeur de notre monde.

C’est tout cela le chemin de Compostelle.

EMMANUELLE et CARLOS

Depuis plusieurs mois, neuf jeunes confirmés du collège Saint-Joseph se retrouvaient chaque vendredi pour se préparer à partir sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle. Cette aventure leur a été proposée durant leur parcours Confirmation, dans le but de leur montrer que tout ne s’arrête pas le jour de la Confirmation mais que le chemin continue …

De longs mois de rencontres, de préparation matérielle et physique, de cheminement aussi pour arriver à ce jour du mercredi 6 avril dernier. Beaucoup d’excitation, de crainte et d’inconnu surtout … Tout le monde est prêt, les parents sont là aussi pour accompagner leurs jeunes ; une relation de confiance s’est instaurée entre eux et l’équipe d’accompagnement, ils ont participé aux recherches de donateurs et ont été actifs jusqu’au bout.

Le principe de ce périple : nous partons en véhicule jusqu’à Saint Jean de Pied-de-Port, puis nous alternons ensuite chaque jour environ vingt kilomètres de marche et quelques kilomètres de véhicule pour rejoindre le lieu d’hébergement. Une grande part à l’imprévu et à l’incertitude pour nous, car nous n’avons pas réservé nos auberges, ni en France, et encore moins en Espagne où c’est impossible.

Chaque soir nous partons à la recherche de notre lieu pour dormir, avec quelques frayeurs parfois … Les groupes ne sont pas toujours acceptés. Nous avons toujours pu dormir au chaud, et nous en avions bien besoin car le temps n’était pas de la partie, nous avons affronté la pluie, le vent, la grêle et la neige et des températures négatives et quelques instants de soleil.

La soupe du soir était très appréciée de tous, et chacun mettait beaucoup de cœur à préparer les repas chaque jour.

Nos journées commençaient par un regard sur la météo, puis la préparation du petit-déjeuner avec ce que nous sortions du véhicule qui transportait nos bagages et denrées alimentaires des neuf jours. Chacun se parait ensuite de ses plus chauds vêtements et de ses chaussures de randonnée. Puis un regard sur la carte et nous prenions la route … avec nos sacs à dos et nos ponchos colorés.

Nos journées étaient ponctuées de visites, de temps d’intériorité et de prières dans les églises et chapelles qui se trouvaient sur notre chemin ; nous avons pu assister à trois messes durant les neuf jours. Chaque soir, nous avions hâte de trouver notre auberge pour y prendre une bonne douche et y préparer de quoi nous restaurer et nous réchauffer. La nuit, nous partagions souvent la même chambrée (les effectifs variaient entre 14 et 100 lits superposés)… bouchons d’oreilles oblige !
Que d’émotions lorsque nous sommes arrivés à Santiago (dit Saint Jacques de Compostelle), la fin pour nous de journées de marche plus ou moins éprouvantes et difficiles, mais également de joie et de partage, de belles rencontres avec les pèlerins et les accueillants en auberge.
Pour notre journée de retour vers la France, nous faisons escale à Bilbao, ville superbe où nous partageons un repas majestueux, certains ont même dit « c’est un rêve ! » : un festin de buffet asiatique nous faisait face et nous ne savions quoi choisir. Une promenade nocturne digestive dans la ville illuminée nous faisait reprendre doucement pied et nous permit de prendre le lendemain la route du retour pour Chantonnay où nous attendait un goûter préparé par les parents des neuf jeunes, qui s’attendaient à voir leurs enfants amaigris par nos journées de marche et de boîtes de conserves. Chacun a pu retrouver les siens avec des souvenirs plein la tête et des liens forts qui se sont tissés entre nous tous, jeunes et adultes.

Une telle expérience marque les cœurs et les esprits, il est difficile de faire passer ce que chacun a pu vivre. Et lorsque nous nous croisons au collège, nos regards en disent beaucoup de ce que nous avons vécu ensemble.

Le rendez-vous est déjà pris dans deux ans si tout va bien !

9 JEUNES du collège St Joseph de Chantonnay

Saint Jacques de Compostelle vu par les élèves du collège Saint Joseph :


« Saint Jacques a été pour moi une expérience de vie enrichissante et pleine de bonheur. »

Emilian

« Cette aventure était pour moi la suite de la Confirmation et quelque chose d’unique à vivre. »

Soline

« C’était super ! La basilique à Saint Jacques magnifique, et dans le groupe une très bonne ambiance. »

Michel

« Amitié, respect et découverte des autres, contrôle et respect de soi, découvertes culturelles et religieuses avec des activités physiques et une pointe d’humour. »

Pierre

« Ça m’a beaucoup apporté. Des amitiés et des liens forts se sont créés. Je suis heureuse d’avoir vécu ce pèlerinage. »

Lise

« Ce pèlerinage m’a permis d’approfondir ma Foi, de découvrir une nouvelle façon d’être chrétien, Il m’a aussi permis de rencontrer des personnes que je ne connaissais pas ou peu. Ce fut une magnifique expérience. »

Arthur

Partir

Partir peut être un grand départ ou une petite aventure.Par la distance ou le temps consacré, le voyage est absence pour les uns, juste un adieu pour les autres.

L’éloignement n’est pas une fuite, mais une séparation, un semi-détachement pendant quelque temps.

On emporte avec soi son entier, corps et âme.

On emporte avec soi ses amours, ses amis.

On emporte avec soi son poids à déposer, laissé sur son chemin, on reviendra libéré, enchanté.

Le passé a cédé, les espoirs amorcés.

Quitter un lieu pour en trouver un autre, se mettre en route, s’en aller vers l’ailleurs et l’autre, trouver un point nouveau pour revenir épanoui et heureux.

Tel a été le chemin de Compostelle, mais tout autre chemin peut s’y apparenter.

Chacun construit son destin, déclenche son demain…

Laurence FONTAINE KERBELLEC

J’ai participé, il y a quelques jours au pèlerinage des mères de famille organisé par la diocèse et qui nous a emmenées du Mont des Alouettes à St Laurent-sur-Sèvre, du vendredi soir au dimanche midi.

Qu’est-ce que cela m’a apportée ? Plein de grâces. J’y ai redécouvert, entre autres, le vrai sens du pèlerinage.

Faire un pèlerinage c’est tout d’abord décider de partir, puis partir : laisser de côté tous les faux prétextes pour ne pas y aller, laisser son petit confort quotidien, laisser pour un court temps son mari et ses enfants, déposer aussi ses fardeaux. Bref se retrouver un peu étrangère (à seulement quelques kilomètres de chez soi) et plus vulnérable pour laisser Dieu venir nous rejoindre personnellement. Faire un pèlerinage c’est aussi et évidemment marcher (20 km tout de même !) et donc engager tout son corps dans ce temps pour Dieu. Et quand on marche pendant une heure trente sous des trombes d’eau, on sent un peu plus ce qu’est « aimer de tout son être ». On peut bien sûr marcher en portant des intentions particulières, mais finalement cela n’a pas été l’essentiel pour moi, mais plutôt cheminer avec d’autres mamans et avec le Seigneur, et redécouvrir que nous sommes filles de Dieu avant d’être épouse et mère. Faire pèlerinage, c’est enfin revenir, ressourcée, renouvelée dans sa vie quotidienne et dans la Foi, renouvelée par ces deux jours ponctués de temps de prière, de silence, d’eucharisties, d’enseignements … mais aussi de bavardages et de bons fous-rires.

Merci Seigneur de m’avoir offert cette pause-maman sous le regard plein de tendresse de ta Maman et notre Maman du Ciel.

Une MAMAN

Annonces paroissiales





- Dates à retenir.

Dim. 4 septembre. Pèlerinage à la Ricotière
Dim. 11 septembre. Pèlerinage à la Barillère

- Le 26 mai dernier, à Mouchamps, nous avons dit merci et prié avec la famille d’Odile MOUILLEAU au cours de la célébration de ses funérailles. Elle était membre de l’équipe pastorale depuis 6 ans, accompagnant notamment les enfants en âge scolaire se préparant au baptême. Nous avons apprécié son dévouement discret mais efficace tout au long de ces années de collaboration.

- À compter de septembre prochain, une nouvelle Laïque en Mission Ecclésiale (LEME) sera au service de la Pastorale de l’enfance pour notre doyenné. Il s’agit de Marie-José LIAIGRE (habitant à Rochetrejoux).
Elle travaillera en collaboration avec Maryline CANTIN pour l’animation de la catéchèse pour les trois paroisses du doyenné.

- En septembre, nous serons heureux d’accueillir un prêtre qui nous rejoint pour le service de nos deux paroisses. Il s’agit de l’abbé Marcel BIDAUD, actuellement curé de la paroisse Pierre Monnereau (Rocheservière). Il logera au presbytère de Mouchamps.

- Deux personnes viennent d’achever la formation « Conduite des Funérailles ». Avec les personnes déjà appelées pour ce service, elles pourront désormais conduire les funérailles.
Pour la paroisse St Etienne de Grammont,il s’agit de Renée MARTINEAU.
Elle rejoint Jean-Pierre MAUDET et Thérèse-Marie BONNEAUD dans ce service d’Eglise.
Pour la paroisse St Pierre des deux Lays, il s’agit de Bernard BOISSINOT.
Il rejoint Josette ROUSSEAU, M-Antoinette VINCENDEAU et Jeanette BLAINEAU dans ce service d’Eglise.

Inscription à la catéchèse 2016/2017 pour St Pierre des 2 Lays.

- Pour les enfants de l’école publique de Bournezeau : inscriptions le samedi 10 septembre 2016 à partir de 10h30 au presbytère de Bournezeau

- Pour les enfants des écoles publiques de Chantonnay, Sigournais, St Philbert, St-Hilaire : inscriptions le mardi 6 septembre 2016 à partir de 17h à l’espace st Vincent de Paul, place Jeanne d’Arc à Chantonnay
Les familles qui se sentent concernées par cette proposition, sont invitées à venir nous rejoindre ce jour-là.

- Le Secours Catholique de Chantonnay aménagera bientôt dans ses nouveaux locaux, bien mieux adaptés à l’accueil des plus fragiles. Nous recherchons des bénévoles pour réaliser des travaux de peinture, indispensables avant l’installation. Merci à l’avance pour votre aide. Contact : 06 74 89 86 78.

- L’offrande demandée pour une messe est de 17,00€
Si vous souhaitez donner des intentions de messes pour le prochain bulletin
Veuillez le faire au plus tard le dimanche 10 juillet 2016

A noter : Le calendrier des messes est régulier, pensez à bien vérifier vos dates avant de déposer votre demande. Sinon elle sera reportée au mois suivant