Bulletin d’août 2016

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Le bulletin de juillet s’intitulait PARTIR ... celui du mois d’août continue sur la même lancée en sachant encore une fois que certains partiront et d’autres pas. Mais c’est peut être bon de regarder que tout près de chez nous, il y a des lieux que nous connaissons ou que nous ne connaissons pas et qui pourtant nous interpellent sur notre foi et peuvent nous aider à partager la foi des autres.

2015/2016 nous célébrons le Tricentenaire de la mort de Louis-Marie Grignon de Montfort. Il y a 300 ans nous quittait cet homme de 37 ans, un passionné de Jésus Christ. Beaucoup connaissent St Laurent sur Sevré où se trouve le tombeau de Louis-Marie Grignon ainsi que celui de Marie-Louise Trichet co-fondatrice des sœurs de la Sagesse ; St Laurent ce n’est pas loin de chez nous, alors pourquoi pas y faire un tour et faire découvrir à nos enfants Louis-Marie Grignon de Montfort qui est aussi le fondateur des Pères Montfortains, des Soeurs de la Sagesse et des Frères de St Gabriel ; toute la famille montfortaine étant basée à St Laurent. La fin du tricentenaire sera célébrée à Pontchateau autour du calvaire que beaucoup connaissent et dont l’architecte n’est autre que Louis-Marie Grignon.

Un autre lieu peut attirer notre attention : le Musée d’Histoire Protestante de Bois-Tiffrais. Notre doyenné est encore plus concerné quand on sait que nos voisins sont protestants, quand on sait le nombre de couples mixtes, quand on sait les différentes rencontres œcuméniques à Mouchamps, Chantonnay ou ailleurs ...

A lire dans ce bulletin l’article de Denis Vatinel, qui est conservateur du château de Bois-Tiffrais et qui nous parle de l’importance de ce Musée.

Mais ce ne sont pas les lieux qui manquent tout près de chez nous, des lieux où nos parents, nos grands-parents ont chanté leur foi ... Découvrons ces lieux.

Abbé Jean BUTON – Chantonnay

Louis-Marie Grignon de Monfort

Né le 31 janvier 1673 à Montfort-sur-Meu, petit village à l’ouest de Rennes, missionnaire apostolique dans l’ouest de la France, Louis- Marie Grignon meurt à St Laurent sur Sèvre le 28 Avril 1716. Toute la famille montfortaine marque le troisième centenaire de sa mort du 24 Mai 2015 au 11 Septembre 2016. Elle a débuté le 24 Mai 2015 par une célébration à la basilique de St Laurent et s’achèvera le 11 septembre 2016 par une journée de célébrations et de festivités à Pontchâteau.

Louis-Marie Grignion de Montfort est reconnu aujourd’hui comme fondateur de trois congrégations religieuses : Les Pères Missionnaires Montfortains appelée à l’origine « Compagnie de Marie », les Filles de la Sagesse co-fondée par Le Père de Monfort et Marie Louise Trichet et les Frères de Saint Gabriel.

Célébrer le Tricentenaire de la mort de Louis Marie Grignon, c’est retrouver ce qu’il a écrit, ce qu’il a vécu, ce qu’il a fait et désiré toute sa vie et que l’on peut à notre tour désirer vivre et cela peut se résumer dans les trois points suivants :

1. Découvrir et accueillir l’immense amour de Dieu pour chacun de nous et pour le monde. Cet amour s’est manifesté dans le Christ, Sagesse éternelle et incarnée. Et c’est en Marie que le Christ est venu en nous et à nous, et qu’il le fait aujourd’hui encore.

2. Proclamer la joie de cette bonne nouvelle par la parole et par les gestes, par sa vie personnelle et dans ses relations avec les autres.

3. Apporter aux pauvres du monde la compassion du Père par notre accueil, notre être-avec, notre engagement concret à les défendre, à les aider, à les accompagner.

Louis-Marie Grignon de Montfort architecte du calvaire de Pontchâteau

Tout a commencé le 1er mai 1709, sous Le règne de Louis XIV. À la fin de la mission qu’il venait de donner à Pont-Château, le Père de Montfort - il avait 36 ans - proposa à la paroisse enthousiasmée la construction d’un Calvaire monumental. Cette idée de construire un calvaire grandiose, Montfort l’avait en tête depuis longtemps. D’octobre 1709 à septembre 1710, des milliers de travailleurs bénévoles venus de la région, et même d’Espagne et des Flandres érigèrent à la gloire de la croix du Christ un monument qui semblait devoir défier le temps.

Un collaborateur du Père de Montfort, le Père Olivier témoigne : « J’ai vu ordinairement 4 à 500 personnes y travailler ensemble. Les uns bêchaient la terre, d’autres la chargeaient, d’autres la portaient dans des hottes. J’ai compté jusqu’à 100 paires de bœufs pour tirer les charrettes. J’ai vu retirer des douves des pierres qui pesaient jusqu’à 800 kilos. J’ai vu toutes sortes de gens travailler à ces terrassements. Cantiques et ’Ave Maria ’rythmaient le travail de ces « nouveaux croisés » ! » Montfort continuait cependant de prêcher des missions dans la région. Il venait chaque semaine visiter le chantier et encourager ses travailleurs. La bénédiction solennelle du Calvaire fut fixée par le missionnaire au 14 septembre, fête de le l’Exaltation de la Sainte Croix, communément appelée fête de la Croix Glorieuse. L’apôtre poète avait composé pour la circonstance un de ses beaux cantiques : [bleu marine]« Chers amis, tressaillons d’allégresse, nous avons le Calvaire chez nous ; Courons-y, la chanté nous presse d’aller voir Jésus Christ mort pour nous. »[/bleu marine]

Le 13 au soir, 20.000 pèlerins affluaient de partout - pays nantais, de Bretagne, de l’Anjou et du Poitou. Ce même jour, un curé voisin arrive, porteur d’un écrit de Mgr Gilles de Bauveau, évêque de Nantes, faisant savoir au Père de Montfort qu’un Interdit venu de Versailles ordonnait que tout ce qui avait été fait fût détruit. « Sa Majesté - Louis XIV - ayant su que ce Calvaire était propre à donner asile à des gens de mauvaise volonté plutôt qu’à entretenir la dévotion du peuple, m’a ordonné (l’évêque) de vous écrire que tout ce qui a été fait soit détruit, les fossés comblés, les Croix et autres figures supprimées. »

Aussitôt le Père de Montfort se met en route à pied pour Nantes, voulant tenter de s’expliquer de vive voix avec l’Évêque, avec l’espoir que l’autorisation ne sera pas refusée. Il arrive à Nantes vers 6 heures du matin ; il se présente devant l’évêque. Hélas ! sans rien obtenir : la décision de Mgr de Beauveau étant irrévocable.

La mission de démolir le Calvaire fut confiée à M de l’Espinasse, commandant d’une compagnie de soldats, envoyée à Pont-Château pour faire exécuter l’ordre royal de démolition. La démolition traîna en longueur. En trois mois la montagne n’est qu’à moitié rasée ; on en reste là ...

La première restauration du Calvaire date de 1821. Cependant, le Calvaire tel qu’on le voit aujourd’hui était encore loin d’être achevé. 70 ans après une nouvelle levée en masse des travailleurs ébranla le pays nantais entre Loire et Vilaine, et au-delà. Pendant 25 ans, mais surtout du 10 décembre 1891 au 24 juin 1899, sous l’impulsion du Père Barré, des équipes de volontaires se succédèrent sur le vaste chantier. Un certain jour de 1897, on a compté sur le terrain 1.200 volontaires répartis en 5 équipes. Ce fut la journée des Mille. 150 paroisses, plus de 120.000 journées de travail. Épopée religieuse d’une armée pacifique dont les armes étaient la pioche, la pelle, la hotte ou, plus rarement, l’outil du chantier, la poulie puissante qui permettait le déplacement des statues et des croix. En juin 1948, le Nonce apostolique en France, Mgr Roncalli, le futur Pape Jean XXIII, avait accepté de présider au Calvaire les fêtes de la canonisation de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort avec une immense foule de 100.000 à 200.000 personnes.

Le Calvaire de Pont-Château est l’oeuvre de tout un peuple chrétien, et à ce titre, il lui appartient. Et on comprend pourquoi la célébration de clôture du Tricentenaire de la mort de Louis Marie Grignon se déroulera ici même le 11 Septembre 2016.

Le musée d’histoire protestante du bois-Tiffrais

Dans un article paru dans le dernier numéro « Le Protestant de l’Ouest », Denis Vatinel, Pasteur, Conservateur du Château du Bois-Tiffrais en Vendée, nous invite à aller dans ce lieu de mémoire.

PEUPLE de TEMOINS

Le Christianisme a 2.000 ans, et soixante générations nous rattachent à la première communauté chrétienne. Il nous faut bien prendre garde que, si la foi est une réponse personnelle de l’être humain à l’appel de Dieu et que bon nombre de fidèles d’aujourd’hui ne sont pas issus de familles de croyants mais constituent en quelque sorte une première génération, la foi est de l’ordre du témoignage et on ne peut devenir croyant qu’au contact d’autres croyants.

Nous avons tous des pères (et/ou des mères) spirituels qui nous ont éveillés à la foi et nous gardons un souvenir reconnaissant de ces témoins du Christ dans nos vies. En ce sens la transmission, de la foi est spirituelle. L’Eglise dans l’épaisseur de la durée est constituée de cette chaîne de témoins qui l’arrachent à la médiocrité des comportements humains (recherche du pouvoir et de la domination, amour de la richesse, conformismes et sectarismes...) Il y a une autre réalité de l’Eglise que nous avons tendance à oublier ou même à nier ; c’est celle de la bénédiction de Dieu sur ses enfants, bénédiction qui s’étend « jusqu’à mille générations pour ceux qui l’aiment et qui gardent ses commandements ». Les quinze générations (ou à peu près) qui nous rattachent à ceux de nos pères qui ont embrassé la Réforme sont les témoins de cette bénédiction. Assurément à la fidélité inlassable de Dieu qui bénit a répondu la fidélité à travers toutes les générations mais aussi les infidélités, les reniements et les abandons, voire les oublis. Mais où en seraient nos Eglises s’il n’y avait pas cette chaîne ininterrompue du témoignage ?

LIEU de MEMOIRE

Un musée d’Histoire protestante comme le Bois-Tiffrais a vocation à être dans l’Ouest le lieu de mémoire de toutes ces familles dans ce qu’elles ont d’exemplaire, car la petite minorité protestante française a été l’objet pendant la plus grande partie de son histoire de brimades, de persécutions, d’ostracismes, dont elle n’a pas l’exclusivité certes, mais qui ont été vécus comme la marque de la fidélité inlassable de Dieu et de tous ceux qui lui sont restés constamment attachés.

Les historiens contemporains remarquent que l’émigration huguenote est la plus importante émigration d’ordre religieux de toute l’histoire de l’Europe : c’est la traduction de cet enracinement biblique et d’une solidarité admirables.

Le témoignage chrétien des générations anciennes et récentes dans le protestantisme peut-être entendu aujourd’hui par tous, par les croyants des autres confessions, par ceux des autres religions, par les hommes et les femmes de bonne volonté. Il tire sa force de la réalité vécue et attestée. Le musée a pour vocation d’être le lieu de mémoire vivante de toutes ces générations pour permettre à l’Eglise, aux Eglises, d’aller de l’avant et d’exercer sa (leur) responsabilité majeure qu’est l’Evangélisation.
Le musée du Bois-Tiffrais est ouvert tous les jours en août (sauf lundi) de 14h à 18h.

Les vacances : Choisir la meilleure part

(Bien souvent le temps des vacances est une occasion de faire de nouvelles rencontres : s’asseoir autour d’une table, prendre le temps d’écouter, de dialoguer en famille ou avec des amis, arrêter de courir et de s’agiter dans tous les sens : quel Beau programme de vacances !
Cesser pour un temps de s’affairer comme Marthe, s’asseoir comme Marie, devenir des contemplatifs plutôt que d’être des actifs survoltés : c’est choisir la meilleure part, "celle qui permet de s’ouvrir a la présence des autres et de l’autre".
Les vacances vous permettront ainsi de vous retaper le corps, le cœur et l’esprit. "Venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu", avait demandé Ce Christ à ses apôtres à leur retour de mission, tout en précisant dans un autre passade "Venez à moi...et je vous donnerai du repos". (Reposez-vous bien !

Informations diocésaines

RETRAITE du Renouveau Charismatique « La personne de Joseph au cœur de la Ste Famille,
devenir père selon le cœur de Dieu » - Animation : l’abbé Marie-Joseph Seiller :
du lundi 1er août 18h45 au dimanche 7 août lOh,
centre spirituel l’Immaculé de Chaillé-les-Marais.

RETRAITE pour tous « En Eglise, accueillir et vivre la miséricorde de Dieu »,
avec le Père Antoine Gagnié : du mardi 16 août 19h au dimanche 22 août 9h30,
centre spirituel La Sagesse de St Laurent-sur-Sèvre.

SESSION ICONOGRAPHIE - pédagogie offrant à des débutants une solide formation animation : M. André Page : du lundi 1er août 18h45 au vendredi 5 août 18h, centre spirituel l’Immaculé de Chaillé-les-Marais.

RETRAITE pour tous « Si tu savais le don de Dieu » - animation par le Père Claude Flipo : du dimanche 21 août 18h40 au dimanche 28 août 9h,
centre spirituel Pierre Monnereau de Mormaison.
Journée de Réflexion sur : « Mon Célibat, comment le vivre ? »,
organisée par le CLER amour et famille
Dimanche 16 octobre 2016 de 9h à 17h à la maison du diocèse à La Roche surYon. Inscription et renseignements : 02.51.33.20.71 / mariepierre.boucher@wanadoo.fr

Paroisse St Pierre des deux Lays




- L’abbé Marcel Bidaud rejoint, à la rentrée, l’équipe pastorale au service des deux paroisses de St Pierre des Deux Lays et St Etienne de Grammont. !l sera accueilli, pour !a paroisse St Etienne le dimanche 11 septembre au cours du pèlerinage de la Barillère et le dimanche 18 septembre lors de la messe de 11 h à Chantonnay

- Inscriptions à la catéchèse pour la paroisse St Pierre des deux Lays Pour les enfants de l’école publique de Bournezeau : inscriptions le samedi 10 septembre 2016 à partir de 10h30 au presbytère de Bournezeau
Pour les enfants des écoles publiques de Chantonnay, Sigournais, St Philbert, St Hilaire : inscriptions le mardi 6 septembre 2016 à partir de 17h à l’Espace St Vincent de Paul, place Jeanne D’Arc à Chantonnay Les familles qui se sentent concernées par cette proposition, sont invitées à venir nous rejoindre ces jours-là

- Dimanche 4 septembre : Pèlerinage à La Ricotière. Il n’y aura pas d’autres messes sur la paroisse ce dimanche-là., les intentions de messes données pour le 4 septembre à Chantonnay seront reportées au pèlerinage de la Ricotière. Si vous désirez changer la date ou le lieu, adressez-vous au presbytère de Chantonnay avant le 7 août 2016.

- Mardi 16 août à 16hOO à l’église de Mouchamps : Chapelet médité pour la fête de l’Assomption. Tout le monde est invité à y participer

- Des travaux vont commencer dans la sacristie de Chantonnay. Pendant la durée de ces travaux l’église sera fermée au public les jours de la semaine. Les messes du dimanche se dérouleront normalement aux heures habituelles

L’offrande demandée pour une messe est de 17,oo€
Si vous souhaitez donner des intentions de messes pour le prochain bulletin Veuillez le faire au plus tard le dimanche 07 août 2016
A noter : Le calendrier des messes est régulier, pensez à bien vérifier vos dates avant de déposer votre demande. Sinon elle sera reportée au mois suivant